La spiritualité ésotérique du candidat Milei

L’inquiétante étrangeté du président Javier Milei

David Copello , la vie des idées

Un président new age

Bizarre, le nouveau président argentin l’est entre autres dans son rapport à la spiritualité et à l’ésotérisme. Formé sur les bancs d’une école catholique de la ville de Buenos Aires (le colegio Cardenal Copello) dans les années 1980 et 1990, Milei se serait rapproché de l’univers paranormal à la suite d’une crise personnelle liée à la mort de son chien en 2017. C’est dans ce contexte qu’il fait cloner ce dernier par une entreprise privée états-unienne, tout en cherchant à entrer en contact télépathique avec lui. Il fait ainsi la rencontre d’une medium, Celia Melamed, « spécialiste » de la communication inter-espèces, qui lui permet de maintenir le dialogue avec son animal de compagnie décédé et de communiquer, par cette voie interposée, avec d’autres de ses idoles décédées, dont les penseurs libertariens Ayn Rand et Murray Rothbard. Selon le journaliste et biographe de Milei, Juan Luis González, celui-ci aurait même affirmé avoir rencontré Dieu par ce biais : c’est suite à cette apparition divine qu’il aurait fait le choix de se lancer en politique en 2020.

En parallèle, sa sœur Karina (surnommée « El Jefe » [le chef]) se forme auprès de Celia Melamed, et acquiert elle aussi une expertise en occultisme, prodiguant ses oracles à son frère Javier. Elle devient dès lors la principale conseillère du candidat Milei, celle qui filtre l’accès au premier cercle de ses fidèles et qu’il compare au prophète Moïse dans nombre de ses discours : Karina Milei est d’ailleurs pressentie pour occuper le poste de Secrétaire Générale de la Présidence à partir du 10 décembre 2023, jour de la passation des pouvoirs2.

À cette spiritualité ésotérique du candidat Milei s’est ajoutée plus récemment une nouvelle composante : celle d’une supposée conversion au judaïsme, entamée autour de 2021 auprès d’un rabbin de la communauté juive marocaine d’Argentine, et ponctuée de visites sur la tombe du rabbin Schneerson, dernier héritier de la dynastie hassidique des Loubavitch, enterré à New York3. La combinaison de ces différentes affiliations peut paraître rocambolesque : sans doute peut-elle être renvoyée aux formes syncrétiques plus générales du new age contemporain.

Mais cette centralité nouvelle du spirituel et du paranormal dans la politique argentine renvoie tout autant à quelques phénomènes marquants de l’histoire récente du pays. Ce n’est pas la première fois que des diseurs de bonne aventure occupent les fauteuils de la Casa Rosada [Maison Rose], le palais présidentiel argentin. Le pays a connu, de ce point de vue, un précédent célèbre et influent : lors du retour du général Perón à la présidence en 1973, après 18 années d’exil, son secrétaire personnel José López Rega est nommé ministre du Bien-Être Social. Surnommé « El Brujo » [le sorcier] pour ses affinités avec le spiritisme et l’astrologie4, López Rega, également membre de la loge maçonnique anticommuniste Propaganda Due (P2), est à l’initiative de la création en novembre 1973 de l’Alianza Anticomunista Argentina (AAA), une milice para-policière qui multiplie les assassinats d’opposants dans les années qui suivent.

Cette figure intrigante se situe au centre d’une théorie conspirative, alors très diffusée parmi les péronistes de gauche auxquels il s’oppose : la théorie du cerco [clôture], selon laquelle López Rega aurait isolé et manipulé le président Perón vieillissant et malade du reste de son entourage, favorisant ainsi une dérive autoritaire et la persécution de certains de ses fidèles. Avec le décès de Perón en juillet 1974 et l’accession à la présidence de son épouse et vice-présidente, l’influence du Brujo dans l’appareil gouvernemental devient encore plus centrale, jusqu’à ce qu’il tombe en disgrâce un an plus tard. La centralité qu’acquiert le paranormal avec l’accession de Milei à la présidence peut ainsi être vue comme une réédition de cet épisode, déroutant mais central, de la politique institutionnelle argentine5. Plus près de nous, elle évoque également l’influence intellectuelle acquise par l’astrologue Olavo de Carvalho sous la présidence de Jair Bolsonaro au Brésil6.

À cet épisode ponctuel peuvent être ajoutées d’autres manifestations, éparses, moins déterminantes mais néanmoins significatives, des rapports à l’au-delà dans l’histoire politique récente du pays, mêlant cadavres profanés et soucoupes volantes. En 1952, quelques semaines avant son décès, Eva Perón (deuxième épouse du général Perón) est déclarée Cheffe Spirituelle de la Nation par le congrès argentin. À sa mort, son corps est immédiatement empaillé pour être exposé dans un mausolée public en projet : le coup d’État de 1955 viendra déjouer ces plans, et la dictature qui s’installe alors fait disparaître le cadavre. Celui-ci voyage de cachette en cachette, en Argentine puis en Italie, faisant l’objet de diverses mutilations, avant d’être finalement restitué et enterré en grande pompe dans la ville de Buenos Aires en 19747. Le cadavre de Juan Perón lui-même a fait l’objet de profanations du même ordre : ses mains, coupées et volées en 1987, ont fait l’objet d’une demande de rançon anonyme à l’époque, et n’ont jamais été retrouvées à ce jour8. Ces différents exemples attestent d’une présence politique du paranormal dans l’Argentine récente, qui ne se limite d’ailleurs pas au péronisme : sur un mode moins macabre, le dirigeant trotskyste Juan Posadas est également connu pour ses théories farfelues proposant une conception matérialiste des soucoupes volantes et de la vie extraterrestre9.

« La victoire dans la bataille ne dépend pas du nombre de soldats, mais des forces qui viennent du Ciel » : cette phrase répétée à maintes reprises pendant la campagne du candidat Milei, reprise par ses militants et dans son merchandising, renvoie certes au Livre biblique des Maccabées, dont elle est extraite, mais elle fait aussi écho, plus largement, à l’intrigante histoire argentine des rapports politiques à l’au-delà.

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Javier Milei entend des voix et parle à son chien disparu

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Notes

1 Juan Luis González, El loco: La vida desconocida de Javier Milei y su irrupción en la política argentina (Buenos Aires: Planeta, 2023).
2 « Karina Milei se reunió con Julio Vitobello en Casa Rosada para ordenar la transición », El Cronista, 25 novembre 2023, https://www.cronista.com/economia-politica/karina-milei-se-reunio-con-julio- vitobello-en-casa-rosada-para-ordenar-la-transicion/.
3 Agustina Said, « La comunidad judía ortodoxa argentina, desconcertada por los gestos religiosos de Milei », elDiarioAR.com, 2 décembre 2023, https://www.eldiarioar.com/politica/comunidad-judia- ortodoxa-argentina-desconcertada-gestos-religiosos-milei_1_10737489.html.

4 Il a notamment publié un traité de près de 700 pages intitulé Astrología esotérica en 1962.
5 Marcelo Larraquy, López Rega: la biografía (Buenos Aires: Sudamericana, 2004).
6 Bruno Meyerfeld, « Au Brésil, le président, les militaires et l’astrologue », Le Monde, 27 mars 2020, https://www.lemonde.fr/international/article/2020/03/27/bresil-le-president-les-militaires-et-l- astrologue_6034665_3210.html.

7 Veronica Smink, « El extraordinario y macabro destino del cuerpo de Eva Perón tras su muerte », BBC News Mundo, 26 juillet 2022, https://www.bbc.com/mundo/noticias-america-latina-62185500.

ZS8 Rosana Guber, « Las manos de la memoria », Desarrollo económico 36 (1996): 423-42.
9 A.M. Gittlitz, I Want to Believe: Posadism, UFOs and Apocalypse Communism (London: Pluto Press, 2020).

Le zozotérisme

« Les nouvelles croyances sont le produit de l’idéologie individualiste de notre époque »

Thierry Jobard, libraire, recueilli par Léo Laboureur, La Croix du 6 nov. 23

Libraire, Thierry Jobard remarque depuis plusieurs années la
prolifération d’ouvrages ésotériques. Il a publié Je crois donc je suis (Rue de l’échiquier), un essai critique sur les nouvelles croyances, symptômes de l’individualisme et du libéralisme contemporain.

Pourquoi, comme libraire, écrire sur les nouvelles spiritualités ?

Thierry Jobard : Depuis quelques années, j’ai remarqué un engouement spectaculaire pour les ouvrages ésotériques. J’ai été témoin de l’augmentation significative de leur production – on peut même parler de surproduction – et de leur vente. Après discussion avec des collègues libraires, j’ai compris que tout le marché du livre était concerné.

Cette augmentation concerne aussi les produits dérivés, comme les jeux de tarot ou les oracles qui élargissent le rayon ésotérisme. Même dans ma librairie, qui est généraliste et universitaire, il faut faire de plus en plus de place au rayon spiritualité.

Existe-t-il un « business » autour de ces nouvelles spiritualités ?

T. J. : Il existe un marché très prospère autour de l’édition de livres ésotériques. Avant, les ouvrages ésotériques restaient marginaux et édités par des maisons spécialisées. Maintenant, même les plus grandes maisons, comme Hachette, ont leur propre collection spécialisée dans l’ésotérisme. On remarque aussi la recrudescence de maisons d’éditions ésotériques, avec des collections encore plus spécifiques : chamanisme, sorcellerie, etc.

Mais le business ésotérique ne concerne pas uniquement les ouvrages. La vente d’oracles et autres pierres aux vertus bienfaisantes ne cesse d’augmenter. Avant, le marché de l’ésotérisme avait un public très ciblé. Tout se vendait dans des boutiques spécialisées pour « initiés ». De nos jours, avec sa démocratisation, notamment par les réseaux sociaux, les produits s’achètent un peu partout, y compris sur Internet.

Quelles distinctions faites-vous entre ces nouvelles croyances et l’ésotérisme traditionnel ?

T. J. : Il existe beaucoup de différences entre l’ésotérisme traditionnel et ce que j’appelle le « zozotérisme ». L’ésotérisme est à l’origine un savoir occulte, caché, transmis par un maître, créant une relation privilégiée avec ses « initiés ». Ces nouvelles croyances quant à elles sont disponibles partout et pour tout le monde. On peut se former en un clic sur Internet.

Mais c’est surtout dans leur dessein que les deux courants divergent. Historiquement, l’ésotérisme permet de déchiffrer un monde indéchiffrable, comprendre les mystères de la nature, de l’homme et plus généralement du monde. Le « zozotérisme », quant à lui, ne cherche pas de réponse mais des solutions. Comme pour le développement personnel, le sujet cherche à acquérir des connaissances pour mieux vivre, voire être plus performant.

Dans votre ouvrage, vous parlez de nouvelles spiritualités plutôt que de nouvelles religions, pourquoi ?

T. J. : Pour les adeptes de ces nouvelles pratiques, le terme religion est à bannir. La religion incarne l’autorité par le dogme. Il faut comprendre que ces nouvelles croyances sont le produit de l’idéologie individualiste et libérale de notre époque. On ne veut obéir qu’a une seule règle : celle qu’on se fixe. Le sujet décide lui seul de la manière dont il doit pratiquer sa croyance. C’est un véritable « marché de la croyance » où le consommateur est roi.

J’entends par marché de la croyance, la liberté de l’individu à choisir sa spiritualité. Or, le marché est fait pour vendre, ainsi ces nouvelles croyances doivent répondre au désir du consommateur, c’est-à-dire aux normes de son époque. Aseptisées, ces nouvelles spiritualités vont être modelées pour répondre aux critères de l’Occident. On va parler de chamanisme, tout en laissant les rites qui ne nous intéressent pas de côté. Il en va de même pour le yoga ou la méditation, on fait le tri dans les doctrines et on s’approprie ce que l’on souhaite.

Ces nouvelles spiritualités impliquent-elles une nouvelle manière de croire ?

T. J. : Le choix du terme « spiritualité » n’est pas anodin. En effet, ce terme est sémantiquement neutre et à la mode. Il est devenu branché de dire qu’on est « en quête de spiritualité ». Or, dans notre conception actuelle de la croyance, la foi, comme engagement total de l’individu mais aussi comme phénomène social, parce que partagé par beaucoup, est centrale.

Dans le cadre de ces nouvelles spiritualités, il s’agit plutôt d’une « croyance molle ». On peut passer d’un engagement à un autre, être chamaniste un jour, puis néo-druide un autre, on peut d’ailleurs assembler des croyances qui sont en totale contradiction. Ce n’est d’ailleurs pas anodin, si ces nouvelles croyances refusent toutes figures d’autorité relatives à une notion de communauté. Dans le christianisme, par exemple, la croyance organise une forme de vie sociale, ici, le rapport au spirituel est purement individuel et ne concerne que celui qui le pratique.


Auteur de Je crois donc je suis. Le grand bazar des croyances contemporaines, Rue de l’échiquier, 96 p., 12 €.

Il a écrit aussi

La mode du « développement personnel » ne se dément pas. Sans cesse, nous subissons une injonction à nous libérer de nos croyances limitantes et à acquérir un « surplus d’être » pour devenir un meilleur individu. Bien sûr, on pourrait penser qu’il n’y a là que de bonnes intentions : qui refuserait une version améliorée de soi-même ? Mais derrière les discours sucrés et inoffensifs, c’est à la montée d’une idéologie politique que l’on assiste.

Car la forme de bien-être promise par le développement personnel constitue trop souvent une exploitation de soi par soi… Dans ce monde merveilleux, tout tourne autour de cet axiome : quand on veut, on peut. Et si on ne peut pas, c’est qu’on ne veut pas assez. Le collectif disparaît de l’écran pour ne laisser que des individus responsables de tout à 100 % : de leur destin, de leur emploi, et même de leur santé ! C’est à cette vaste supercherie que s’en prend ici Thierry Jobard, preuves à l’appui…

Une secte à l’école ?

En France, il existe des écoles hors-contrat qui interrogent. Parmi elles, la pédagogie Steiner-Waldorf. Récemment pointée du doigt par la Miviludes, il semblerait que la réalité de cette pédagogie soit bien plus opaque qu’il n’y paraît. Alors, entre histoires de violence et potentielles dérives ésotériques, que se passe-t-il vraiment au sein de ces établissements ?

Ce documentaire, qui s’inscrit dans une série sur les dérives sectaires, s’appuie sur des documents historiques et des témoi­gnages d’anciens élèves qui mettent en lumière la face cachée des écoles Steiner.

Au cours de son travail sur les dérives sectaires, Maxime, le réalisateur, a constaté que ses interlocuteurs abordaient souvent la question des écoles Steiner, ce qui l’a amené à se pencher sur le sujet. L’intérêt que la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) porte à ces établissements scolaires l’a conforté dans son choix.

Une part importante du documentaire aborde l’histoire de l’Anthroposophie et de son fondateur Rudolf Steiner afin de mieux comprendre le système de pensée à l’ori­gine des écoles Steiner et de leur pédagogie.

Le documentaire, qui s’appuie sur l’expertise du président de la Miviludes et d’asso­ciations de lutte contre les dérives sectaires, a surtout donné la parole à des témoins ayant vécu de mauvaises expériences au sein de ces écoles. Plusieurs se sont mani­festés mais un seul, prénommé Léa, a osé témoigner publiquement.

Grégoire Perra, ancien élève et ancien professeur, et surtout le premier à avoir dénoncé publiquement les dérives qui peuvent exister dans l’Anthroposophie, a lui aussi été interviewé par Maxime.

Si Maxime a choisi de ne pas évoquer les récits positifs d’anciens élèves d’Ecoles Steiner, c’est que, selon lui, il est facile d’en trouver sur internet. Il a préféré donner la parole à ceux qui en ont rarement l’occasion.

Il a choisi de diffuser son documentaire sur YouTube afin de toucher un public jeune qui regarde peu la télévision.

Depuis sa mise en ligne plusieurs personnes se sont manifestées pour lui rapporter des faits similaires à ceux relatés par Léo.

Qui sont les Granola nazis ?

Qui sont les Granola Nazis, ces influenceuses d’extrême droite ?

Laure Coromines, sur le site ADN


Au travers de leurs astuces ménagères, éloges de la vie saine et imageries guerrières, elles disséminent les préceptes sur lesquels reposait l’idéologie du Troisième Reich.

Qui aurait imaginé qu’un pot de confiture fait maison pourrait être chargé de tout le fiel de l’imagerie néonazie ? Entre lait fraîchement tiré et vie au grand air, les digital traditionalist women, des « femmes qui expriment en ligne leurs opinions traditionalistes », cultivent avec soin une image ingénue sur Instagram. Rien ne saurait être plus trompeur. Au cœur de la sphère, un noyau dur : les « Granola Nazis » qui se lèvent tôt pour préparer à leurs enfants un petit-déjeuner sain et nourrissant à base de noix et flocons et d’avoines, et croient fermement en l’existence d’une race blanche supérieure dont elles seraient les garantes. Catherine Tebaldi est chercheuse en anthropologie numérique et linguistique au Culture and Computation Lab de l’Université du Luxembourg. Dans le cadre du GNET, la branche de recherche universitaire du GIFCT, Forum mondial de l’Internet contre le terrorisme, elle publie l’essai « Granola Nazis: Digital Traditionalism, the Folkish Movement and the Normalisation of the Far-Right » (Granola Nazis : traditionalisme numérique, mouvement folklorique et normalisation de l’extrême droite), dans lequel est présentée cette frange particulière des influenceurs suprémacistes.

Qui sont les Granola Nazis ?

En ligne, les Granola Nazis ont su peaufiner une esthétique qui sent bon le champ de blé et les gâteaux tout juste sortis du four. Très connectées et maîtrisant parfaitement les codes des réseaux, elles encensent un mode de vie pastoral et pré-Internet qui associe la modernité au déclin. Comme explique Catherine Tebaldi :

« Elles cultivent les champs de betteraves tandis que les plis de leur robe et de leur tablier de mousseline tombent sur leurs pieds nus ; elles préparent des conserves de légumes marinés entourés d’enfants blonds qui rient. En hiver, la famille dessine des motifs runiques complexes sur des biscuits, ou tresse des branches de conifères et de houx pour célébrer la fête de Yule (Yule est un mot anglais qui viendrait du vieux norrois Jol et est utilisé en régions germaniques et nordiques pour désigner le solstice d’hiver, NDLR). Les textes et vidéos célèbrent la santé et le bien-être, et vont au-delà pour s’étendre jusqu’à ce qu’ils appellent la « revivification de la vitalité folklorique ». Il s’agit ici de célébrer la tradition nord européenne, des hommes et des femmes héroïques vivant à la maison avec une grande famille blanche ; l’herboristerie et la santé naturelle ; le paganisme et la mythologie occulte, et la croyance en une spiritualité raciale blanche. »

Des huiles essentielles au génocide blanc en une minute

Comme le souligne la chercheuse, la vie vantée par les Granola Nazis s’appuie sur des valeurs renvoyant à « l’écologie fasciste du Troisième Reich » et à « l’aile verte » du parti nazi, qui s’intéressait de près à l’écologie, l’eugénisme et l’ésotérisme racial.

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