Série « Une grande Traversée », sur France Culture, en collaboration avec La Croix. Par Aurélie Sfez et benjamin Hu.
L’histoire se passe au Moyen Âge : une petite fille aux capacités hors normes voit le jour dans la vallée du Rhin. Elle s’appelle Hildegarde de Bingen et connaîtra un destin extraordinaire de mère abbesse, visionnaire et compositrice de génie, femme de pouvoir.
Abbesse, artiste et visionnaire, Hildegarde de Bingen est une figure majeure du Moyen Âge central. Née à la fin du 11e siècle et « donnée » à l’Église par sa famille à l’âge de 14 ans, elle vivra plus de quatre-vingts ans selon la règle bénédictine, tout en développant sa propre originalité ainsi qu’une érudition peu commune.
Compositrice de génie, elle révolutionnera le chant grégorien et sera la première à noter sa musique. Passionnée de sciences, elle deviendra guérisseuse, s’intéressera aux maux féminins et à la sexualité. Femme de pouvoir, elle sera l’interlocutrice des grands de son époque et ira prêcher en dehors de son monastère. Poétesse, elle inventera une langue mystérieuse, la Lingua Ignota (langue inconnue), et fera connaître ses visions, riches et complexes.
Symbole de sororité, de bienveillance et de respect de la nature et des êtres, elle finira par susciter une véritable « Hildegardemania ». Sainte Patronne des Médecines Douces ?
Et si l’intelligence artificielle était aussi une question religieuse ? Les auteurs de ce texte relèvent qu’un grand nombre des promoteurs de l’IA font régulièrement référence au divin, rêvant même parfois de remplacer Dieu lui-même. Un discours que ces cinq spécialistes de la question incitent à prendre au sérieux.
Il existe au moins trois bonnes raisons de discuter des croyances qui traversent l’écosystème de l’intelligence artificielle et, plus généralement, de la tech, en 2025. La première d’entre elles, c’est de répondre à la question que vous vous êtes posée en lisant le titre de cette tribune : « La technologie a-t-elle vraiment une dimension religieuse ? ». Oui, et c’est un fait qui reste encore trop peu connu, alors qu’il est central dans la compréhension de la révolution IA en cours.
Depuis plus d’un siècle, un certain nombre de scientifiques, d’ingénieurs et de philosophes influents nourrissent l’ambition d’acquérir des pouvoirs divins à travers la technique : devenir omniscients, omnipotents et immortels, créer des machines pensantes, maîtriser les forces du cosmos et même ressusciter les morts… Cette vision d’un avenir où l’homme, tout-puissant, aurait dépassé sa propre condition et résolu tous les problèmes de l’humanité grâce à la technoscience pourrait sembler fantaisiste et anecdotique aux yeux de beaucoup, pourtant elle oriente d’ores et déjà les décisions politiques qui sont prises aujourd’hui dans le monde entier et elle nous concerne de ce fait tous, directement.
Le progrès technique est généralement synonyme d’espoir surtout dans un monde confronté à des défis majeurs. Pourtant, face au déploiement de l’intelligence artificielle, l’enthousiasme s’efface souvent devant les craintes que suscite cette technologie : peur d’aller trop vite, d’être menacés par notre propre création. Peur de perdre le contrôle. L'intelligence artificielle représente-t-elle une menace réelle ?
Le « Sommet pour l’action sur l’Intelligence Artificielle », en février 2025, a réuni à Paris des chefs d’État, des chercheurs et des grands patrons du secteur. Plus de 300 milliards d’euros d’investissement parmi les annonces, ainsi que l’engagement signé pour des IA « ouvertes », « inclusives » et « éthiques ». Une IA éthique ? On peine à y croire, vu les fantasmes de toute-puissance qu’elle nourrit – et, dans le même temps, d’impuissance.
L’intelligence artificielle est-elle réellement intelligente ? Qu’est-ce que l’intelligence humaine qu’elle prétend supplanter ? L’intelligence peut-elle être artificielle ? Se pencher sur l’IA, c’est, par miroir, se plonger dans un questionnement passionnant sur ce qui fait notre humanité et ce qui peut la menacer.
Le podcast Pas si simple, co-produit par le Jour du Seigneur, RCF et les Semaines sociales de France (SSF), donne la parole à Mathieu Guillermin. Physicien devenu philosophe des sciences, il est enseignant chercheur à l’université catholique de Lyon (Ucly). Son domaine de recherche concerne précisément « l’intelligence humaine », décrit-il. Il apporte un éclairage précieux pour prendre du recul sur ce que l’on compare à une vague, une submersion.
Le Seigneur des Anneaux est l’œuvre de fiction la plus lue au monde avec le Petit Prince de Saint-Exupéry. L’imaginaire fantastique de Tolkien touche les lecteurs de manière universelle et intemporelle. Peut-être est-ce du fait des grands thèmes abordés dans l’ouvrage, très largement tirés de la pensée catholique. Tolkien lui-même disait s’être inspiré des textes catholiques à la rédaction de son œuvre. Des références auxquelles s’est intéressé Jean Chausse, économe du diocèse de Paris et auteur de « Le Dieu de Tolkien ».
« Quand j’ai fini le livre du Seigneur des Anneaux, je me rappelle parfaitement le refermer et me dire, pour avoir écrit ça, Tolkien devait être un prêtre catholique. Ça me paraissait évident » se souvient Jean Chausse, économe au diocèse de Paris et lecteur des œuvre de l’écrivain brittanique J. R. R. Tolkien. La pensée catholique est omniprésente dans ses écrits fantastiques, quoi que souvent cachée. Derrière les crétatures imaginaires et les quêtes de ses héros, Tolkien mobilise plusieurs concepts fondateurs du catholicisme. Jean Chausse, auteur de « Le Dieu de Tolkien » s’y est intéressé.
Un internaute me communique : « Je vous transmets ci-dessous les liens vers un groupe complètement déviant qui utilise l’énergie Christique et de Marie-Madeleine pour « éclairer les personnages qui ont été cachés ».
Leur conception : Marie et Jésus sont des initiés des écoles des mystères, ce qui explique leur voyage en Égypte. S’ouvrir à l’Amour universel, au Christ cosmique extraterrestre. S’affranchir des religions, des dogmes… Est rejetée la virginité de Marie puisque Joseph est, pour le gourou, le père.
Tout est modifié, déformé, pour aller vers les notions d’énergie cosmique, d’effacement de soi…
Et arriver à cette vision : toutes les énergies sont accessibles à ceux qui s’ouvrent, « n’ont plus rien à défendre’. Le Christ est un initié et les initiations sont accessibles à ceux qui sont prêt à mourir ».
De façon récurrente, on évoque une relation particulière entre Jésus et Marie-Madeleine. Deux nouvelles vidéos de Philippe Gilbert, intitulée « Christ et Marie-Madeleine, à la recherche de la vérité » sont disponibles sur sa chaîne « qui vous informe sur la guérison quantique, les êtres de lumière, la nouvelle terre et la géobiologie ». Si vous souhaitez vous appesantir sur détail de ce qu’il expose, vous pouvez visionner ses vidéos.
À l’approche de la fête de Ste Marie-Madeleine (22 juillet), je vous propose plutôt de visionner l’enquête réalisée par le Fr. Paul-Adrien :
Vous avez aussi la possibilité de travailler cette étude biblique qui vous présente le visage évangélique de Marie-Madeleine à partir des quelques textes où elle est évoquée.
Le même internaute me signale aussi Yann Lypnik, créateur de Oviloroi (https://share.google/RilFYUnx30PNP5v8g), qui fréquente aussi la grotte de Marie-Madeleine.
« Tout y passe :
Découvrir son ou ses Guides, atteindre d’autres dimensions, activer les zones énergétiques du corps, des lieux l. Connaître les vies antérieures pour soi, sa famille, les autres. Soins de l’âme, de l’arbre généalogique. Soins des lieux, des mémoires.
Accueillir un bébé dragon dans son corps et faire un chemin spirituel avec.
Communiquer avec des êtres de l’intraterre, les esprits des plantes, des animaux, des anges, des archanges, des druides.
Entrer en contact avec les guides des personnes accompagnées pour transmettre les messages de leurs proches défunts, ancêtres très très éloignés, vies antérieures…
Mélange des religions et entités bouddhistes, indouistes, catholiques (soins avec Padre Pio, Sainte Thérèse, Marie…).
Rites esséniens, chamaniques, canalisés en direct…
Des rituels à la grotte de Marie Madeleine, des rituels pour préparer et programmer des flacons pour énergétiser/soigner la cathédrale de Paris, d’autres lieux sacrés… »