Jean de Dieu, le guérisseur-médium

 Un médium guérisseur attire des milliers de visiteurs vers son centre installé dans une petite ville brésilienne.
On a affaire à un homme qui travaille avec des puissances occultes (et donc diaboliques); c’est soigneusement habillé de religieux, et transformé en buisness lucratif, puissamment médiatisé; c’est diablement efficace si j’ose dire, du moins dans un premier temps; mais une (fausse) « guérison » reçue par ce canal entraîne ensuite des liens occultes qui amènent des perturbations paranormales, psychiques et spirituelles … De plus, il profite habilement de toutes les détresses; il y a des personnes en France qui emmènent leurs proches malades, près de mourir, dans l’espoir d’une guérison auprès de Joao de Deus…

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Autour des Extra-terrestres

Notre civilisation est-elle la seule ? Existe-t-il d’autres planètes avec la vie ? Et si oui, existe-t-il d’autres civilisations plus avancées que la nôtre? Cherchent-elles à prendre contact avec la nôtre ?

1. Les extraterrestres, une croyance bien implantée

Il est impossible de faire le tour de l’abondante production en littérature, livres, DVD, vidéos sur le sujet, vous vous en doutez bien. Et ce n’est pas l’objet de cette causerie, qui est d’abord de donner des éléments de discernement spirituel chrétien.

La notion d’OVNI (en anglais : UFO : Unidentified Flying Object) a été créée par Edward J. Ruppelt, ancien capitaine de l’USAF, pour remplacer celle de « Flying Saucer », utilisée généralement à partir de 1947 après l’annonce officielle de la première information de ce type. En français, on utilise le sigle correspondant à la traduction exacte de cette terminologie anglaise : « Objets volants non identifiés » (OVNI). Par analogie aux contacts avec des véhicules prétendument cosmiques (soucoupes volantes), dont l’origine remonterait à des civilisations extraterrestres, on parle aussi des prétendues rencontres avec leurs passagers — appelés souvent EBE (Entités Biologiques Extraterrestres), ET, Ufonautes, Humanoïdes, Cosmites, ou justement — et ce nom est peut-être le plus juste — Étrangers (en anglais Aliens). Continuer la lecture de « Autour des Extra-terrestres »

Les Mormons

L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, appelé aussi mormonisme, est une Église chrétienne restaurationniste née dans l’État de New York, aux États-Unis, en 1830 et dont le siège mondial se trouve à Salt Lake City dans l’Utah. Elle est la quatrième plus grande confession chrétienne des États-Unis (6,16 millions de membres). À l’échelle mondiale, elle revendique plus de 15 millions de membres dont 58 000 en France. Elle se considère comme religion révélée, à l’instar du judaïsme, du christianisme et de l’islam.

L’Église a tout d’abord été appelée Église du Christ, ses membres voyant en elle l’Église rétablie de Jésus-Christ. En 1830, elle est appelée Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, « saints » signifiant «disciples» et «derniers jours», expression utilisée dans le Nouveau Testament, faisant une distinction avec l’Église originelle. Finalement, en 1838 Joseph Smith lui donne son nom actuel : Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours.

Le surnom « mormon » toléré par les membres de l’Église a pour origine le nom d’un personnage du Livre de Mormon. Dans ce livre, Mormon est un prophète, un chef militaire et un gardien d’annales qui aurait vécu aux environs de 311-385 apr. J.-C. sur le continent américain. Il aurait hérité des vastes annales historiques et spirituelles de son peuple qui vivait dans les Amériques et y aurait ajouté l’histoire de sa propre vie. Il aurait compilé et abrégé les récits des prophètes précédents, gravés sur des plaques d’or, donnant ainsi son nom au Livre et leur surnom à l’Église et ses membres. Continuer la lecture de « Les Mormons »

Psychogénéalogie

Un véritable engouement

 La psychogénéalogie est une discipline en vogue. Elle bénéficie d’un véritable engouement depuis sa vulgarisation dans les années 80.

Sans doute peut-on parler d’un phénomène de société. En effet, les concepts sur lesquels s’appuie cette nouvelle approche sont très répandus si bien qu’ils semblent familiers à la plupart d’entre nous.

Nous les retrouvons sous différents formats :

et aussi

  • dans le langage courant
  • les conversations familières
  • dans une conception millénaire selon laquelle il y aurait une interdépendance pathologique entre les générations

Deux exemples parmi d’autres

La psychogénéalogie bénéficie en outre d’un important réseau de praticiens.

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La Scientologie

Pour les personnes intéressées par le sujet, deux livres récents et marquants sont à signaler :

Dans la secte, de Pierre Henri & Louis Alloing, une bande dessinée publiée en 2005 aux éditions La boîte à bulles, qui raconte l’histoire de Marion, rentrée dans la scientologie dans les années 1980.

Jenna Miscavige, Rescapée de la scientologie, Éditions Kero, 2013. Nièce de David Miscavige, qui a succédé au fondateur Ron Hubbard en 1986, elle en est sortie à l’âge de 21 ans.

Il faut mentionner le livre de Roger Gonnet : La Secte. Secte armée pour la guerre. Chronique d’une « religion » commerciale à  irresponsabilité illimitée Éd. Alban, 1998 ; il a passé 8 ans comme cadre dirigeant du mouvement, créant la branche lyonnaise. Je signale aussi le livre de François Lecombat, L’audace d’être contre, une vie de lutte contre la Scientologie, Publibook, 2014 ; il y raconte l’implosion de sa fratrie sous l’emprise de la Scientologie…

J’ai choisi de faire connaître un article traduit de l’américain et publié sur le site preventsectes.com, intitulé LE PIEGE DE LA LIBERTE TOTALE. SCIENTOLOGIE, DIANETIQUE ET L. RON HUBBARD, de JON ATACK. Celui-ci a été membre de l’Église de Scientologie de 1974 à 1983. Son livre A Piece of Blue Sky, publié aux USA (1990) et au Canada, est un récit de 400 pages sur Ron Hubbard, ses organisations et ses pratiques. L’article mis en ligne sur preventsectes.com, d’une vingtaine de pages, permet de cerner les aspects essentiels de la vie du fondateur et de son œuvre.

1. Introduction

« La Scientologie est une philosophie religieuse qui mène l’humanité à la Liberté Totale » [1]. « Une libération sans limites de tous les pièges, de toutes les craintes… Prisonnier de sa condition, l’homme aspire à la liberté et veut sortir de sa situation misérable et sans but pour parvenir à une liberté totale. » [2] Continuer la lecture de « La Scientologie »

L’hypnose (2) : technique ou pouvoir ?

Alors que je disais à un ancien militaire formé dans les sections spéciales d’intervention que je réfléchissais sur l’hypnose, à partir de l’interrogation de cette femme ayant accouché sous hypnose (voir le début de la première partie), il m’a spontanément parlé de son entraînement au combat. Dans ces sections spéciales, il ne faut pas avoir d’état d’âme ; il me disait que des moniteurs leur induisaient un comportement, où tout sens moral disparaissait afin d’être plus performant dans la mission. Tuer un homme de sang-froid sans en avoir le moindre regret continuait à l’interroger trente ans après. Il disait se voir impassible dans certaines situations qui auraient dû lui procurer des émotions. Il venait de réaliser que ce qu’il avait subi dans son entraînement pouvait être assimilé à de l’hypnose. Les conséquences de l’induction d’une dissociation somatopsychique, psycho spirituelle ou psycho éthique, ne sont analysées dans aucun rapport dit scientifique.

Le rapport de l’Inserm de juin 2015

Dans son rapport de juin 2015 sur Évaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose[1], le très sérieux organisme INSERM a donné quelques points d’évaluation et d’attention concernant l’hypnose. Voici quelques extraits :

L’hypnose recouvre en effet un ensemble de pratiques sensiblement différentes : hypnosédation (à visée sédative, utilisée en anesthésie), hypnoanalgésie (contre la douleur) et hypnothérapie (à visée psychothérapeutique). Il en est de même des formations à l’hypnose en France : elles sont hétérogènes. Il existe une douzaine de formations universitaires, à ce jour non reconnues par l’Ordre des médecins. Il existe également de nombreuses formations associatives et privées. Certaines sont réservées aux professions médicales et/ou aux professions de santé, et d’autres sont accessibles à un public plus large. Le statut d’hypnothérapeute, non réglementé, concerne ainsi des praticiens aux qualifications forts différentes.

Ce rapport se veut d’abord descriptif et analyse différentes études scientifiques menées à ce jour. Ces études visent toute l’efficience de l’hypnose au moment de l’intervention. Ce rapport admet la pratique de l’hypnose encadrée médicalement et la trouve sans danger, tout en reconnaissant que les preuves de son efficacité restent difficiles à évaluer, tant l’approche des pratiques est subjective. Aucun rapport, aucune étude ne s’intéressent à une approche épistémologique intégrant les innombrables réflexions sur le sujet à partir de la fin du 18e siècle.

À cette époque des Rapports ont été faits par Des commissaires chargés par le roi de l’examen du magnétisme animal[2] au sujet de Mesmer notamment. (Ces commissaires étaient des médecins comme Salin et Guillotin et de scientifiques comme Franklin, Bailly et Lavoisier). Leurs conclusions ne sont pas sans intérêt pour évaluer les pratiques d’aujourd’hui, car elles soulèvent des questions qui ne sont plus abordées, d’ordre scientifique, médical et philosophique. Une littérature abondante, fin 19e siècle existe sur le sujet au moment où Bernheim et Charcot ont relancé les recherches sur l’hypnose. Continuer la lecture de « L’hypnose (2) : technique ou pouvoir ? »

L’hypnose (1) : une histoire sulfureuse ?

Une patiente est à l’origine de mon interrogation sur l’hypnose. Cette jeune femme avait accouché sous hypnose d’une petite fille cinq ans auparavant. Elle me dit : « J’ai le sentiment d’avoir été spoliée de ce moment-là, et ma fille aussi. » Je voulais en savoir plus.

J’ai l’impression de ne pas avoir été présente à ma fille, j’étais dans ma bulle, je ne sentais rien, j’étais bien, mais quand ma fille est arrivée, je n’ai ressenti aucune émotion, c’est comme si elle était une chose distanciée de moi et pour laquelle je n’éprouvais rien. » « Ma fille ne dort pas bien, elle n’est pas paisible, et j’ai l’impression de ne pas lui avoir donné ma joie d’être mère et toute mon affection au moment de sa naissance et qu’elle est toujours à cette recherche, au moment de s’endormir ou à certains moments de la journée.

L’hypnose fonctionne, de nombreux hôpitaux et cliniques l’ont adoptée, de la préparation à l’accouchement aux soins palliatifs, du traitement des addictions aux opérations sous hypnose.

L’hypnose est efficace, de nombreux médecins et psychologues l’ont adoptée en l’adaptant, c’est-à-dire en en faisant un outil bien paramétré, bien balisé selon eux.

Du grec « upnos », sommeil. Hypnos était le Dieu du sommeil dans la mythologie grecque. Selon la définition du grand dictionnaire encyclopédique Larousse : « l’hypnose est un état artificiel provoqué par une suggestion, qui se caractérise par une sensibilité accrue à l’influence de l’hypnotiseur et la diminution de la réceptivité aux autres influences. »

Il est intéressant d’avoir quelques éléments de l’histoire, pleine de controverses, parfois sulfureuse de l’hypnose plus particulièrement, à partir de Mesmer au XVIIe siècle.

L’hypnose longtemps associée au magnétisme est connue dans la plus haute antiquité. Les religions à mystères de l’Égypte et de Grèce les utilisaient à des fins thérapeutiques ou initiatiques. Les vapeurs intelligentes et oraculaires de Delphes nous ont été décrites par Plutarque, entre autres.

 

 

 

 

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Les Témoins de Jéhovah

Pour réaliser le contenu de cet exposé, je me suis beaucoup appuyé sur les travaux de M. Philippe Barbey, chercheur en sociologie des religions, docteur en sciences sociales de Paris 5 Descartes-Sorbonne, diplômé de sciences religieuses de l’École Pratique des Hautes Études — EPHE. Sa thèse, Les Témoins de Jéhovah — Une analyse sociologique, a été publiée à l’Atelier National de Reproduction des Thèses — ANRT, Villeneuve d’Ascq, 2011. Sous-titre : Max Weber et les charismes spécifiques. La mondialisation d’un christianisme de conversion : un charisme d’évangélisation ?
Son site : http://barbey.jimdo.com

A. Qui sont-ils ?

1. Un peu d’histoire

C’est Charles Taze Russell (1852-1916) qui, à partir de 1870 en Pennsylvanie, un état des États-Unis, fonde ce mouvement religieux chrétien. D’origine écosso-irlandaise, il est presbytérien-congrégationaliste. Il coopère un temps avec un journal adventiste puis, en juillet 1879, il lance la publication de La Tour de Garde, journal religieux toujours publié par les Témoins de Jéhovah. Il déclare officiellement son association religieuse du même nom, La Tour de Garde, en 1884. Sa Société Biblique est toujours aujourd’hui dirigée par les Témoins de Jéhovah.

Charles Taze Russell
Charles Taze Russell (1852-1916)

Son message qui s’inscrit dans le christianisme premier est simple : Jéhovah (c’est le nom de Dieu dans la Bible) enverra bientôt son fils Jésus-Christ détruire les impies et rétablir le paradis sur la Terre. Il pointe, plus de trente ans auparavant, la date de 1914 comme l’année durant laquelle Jésus-Christ commencerait son règne et provoquerait la fin des temps. Les Témoins de Jéhovah croient toujours que le Royaume millénaire du Christ est proche.

fin du monde programmé
Fin du monde programmé selon les tj

À sa mort en 1916, malgré des dissensions à l’intérieur du mouvement, Joseph Franklin Rutherford (1869-1942) est élu président de la Société biblique La Tour de Garde. En 1931, par un vote des membres des assemblées locales, le mouvement prend le nom de Témoins de Jéhovah. Il s’agissait pour eux de se singulariser clairement des autres mouvements chrétiens. Ils ne voulaient plus être appelés Russellistes ou Rutherfordistes ou encore Etudiants de la Bible, des termes trop vagues pour eux.

Nathan Homer Knorr (1905-1977) succède à Joseph Rutherford après sa mort en 1942 à la tête de la Société La Tour de Garde. Il lance le mouvement dans un grand élan missionnaire. Le nombre de fidèles augmente sensiblement durant cette période. Le dernier président historique du mouvement des Témoins de Jéhovah est Frederick Franz, un universitaire qui a traduit la Bible avec un comité de traducteurs. Continuer la lecture de « Les Témoins de Jéhovah »