Bouddhisme tibétain : l’ex-intendante du lama controversé, Sogyal Rinpoché, témoigne

Dominique Cowell fût, à partir de 1979 et durant 15 ans, l’intendante du lama controversé Sgyal Rinpoché. Elle s’est confié à Midi Libre.

Voir aussi : https://sosdiscernement.org/s/shambhala/

Annales Akashiques. Un praticien de ce type d’investigation s’explique

Dans le mouvement du Nouvel Age, des gens se disent spécialistes en lecture des Annales akashiques (concept ésotérique théosophe). Ils se présentent comme ayant un don spécial pour lire dans l’être de la personne, qui ne change jamais à travers ses vies multiples, valable dans sa réalité transcendante.

Cela conduit ces lecteurs et décodeurs de la mémoire d’une personne à faire une sorte de psychothérapie akashique, dans laquelle ils expliquent au client les raisons de ce qui se passe aujourd’hui comme conséquence de ce qui est survenu dans leurs vies passées.

Voici une vidéo de Daniel Meurois, totalement immergé dans le courant new-age, essénien bon teint, explique bien ce que cela représente.

Ses explications sont claires, car il croit à toutes les expériences paranormales qu’il vit, mais il ne se rend pas compte qu’il est le jouet d’illusions…

Le bouddhisme à l’occidentale, une invention anti-chrétienne ?

Une conférence de Marion Dapsance.

« Pour comprendre l’importance du Bouddhisme depuis un siècle en Occident, il faut lire ou écouter la spécialiste Marion Dapsance, auteur notamment de “Qu’ont-ils fait du bouddhisme ? : une analyse sans concession du bouddhisme à l’occidentale”. Elle démontre avec brio que cette philosophie est un produit hybride de la sécularisation européenne.

Il faut aussi connaître l’étude menée par Marion Dapsance à propos de la très révérée exploratrice Louise Eugénie Alexandrine Marie David (1868-1969), qui s’est construit un personnage connu sous le nom d’Alexandra David-Neel, première européenne à atteindre le Tibet.

Hostile à toute forme de religion, matérialiste convaincue, elle approcha le bouddhisme dans le projet intellectuel de s’inventer un idéal suite à la perte de sa foi. Le livre “Alexandra David-Neel : l’invention d’un mythe”, fondé sur des textes connus, oubliés et inédits, retrace l’itinéraire de cette femme hors du commun et montre la manière dont la jeune artiste lyrique, catholique convertie au protestantisme, à l’ésotérisme fin-de-siècle, puis au nihilisme et à l’anarchisme, s’est inventé un programme de vie hétéroclite qu’elle nomma « modernisme bouddhiste »« 

Les 15 oraisons de sainte Brigitte

Dominique Auzenet

Sainte Brigitte (+ 1373) que l’on fête le 23 juillet, a été proclamée co-patronne de l’Europe. C’est une belle figure de sainteté. Si vous ne la connaissez pas, lisez sa notice sur le site nominis.

« On distingue deux périodes dans sa vie. D’abord une femme mariée et la mère de huit enfants, qui s’initia à l’étude de l’Ecriture et l’adopta comme règle de vie avec son époux comme tertiaires franciscains. Elle fut d’une charité généreuse et fonda un hôpital…

La seconde vie de Brigitte commença après son veuvage et son refus de se remarier afin d’approfondir « son union avec le Seigneur dans la prière, la pénitence et la charité… Après avoir distribué ses biens aux pauvres, elle se retira au monastère cistercien d’Alvastra, sans devenir moniale »…

Ses méditations sur la passion du Christ sont restées célèbres

« Comme il y avait longtemps qu’elle désirait savoir le nombre de coups que Notre Seigneur reçut en sa Passion, un jour Il lui apparut et lui dit : « J’ai reçu en mon Corps 5480 coups. Si vous voulez les honorer par quelque vénération, vous direz 15 Notre Père, 15 Je Vous Salue Marie et les 15 oraisons, que je vais vous enseigner, pendant un an entier… L’année étant écoulée, vous aurez salué chacune de mes plaies ».

Comment entendre ces paroles ? J’ai rencontré plusieurs fois au cours de ma vie sacerdotale des personnes à qui l’on avait proposé, ou indiqué, ou demandé, de faire chaque jour ces prières… Si peu que ces personnes soient psychiquement fragiles, cela provoque des troubles dans leur vie chrétienne, souvent sous forme d’angoisses.

Je me souviens de cette mère de famille nombreuse qui se croyait obligée de lire chaque jour les textes des méditations et de réciter toutes les prières… et qui finalement n’en trouvait pas le temps. Je lui ai conseillé d’arrêter et de s’occuper d’abord de ses enfants…

Autre exemple. Une personne m’écrivait récemment :

Je visite chaque semaine depuis novembre dernier une personne de 81 ans, qui est revenue à la foi et prie beaucoup depuis la perte de son mari. Elle lit chaque jour un petit livret qui ne contient que des prières, et elle est devenue accro à ce contenu. Au point qu’elle ne sort pas de chez elle sans emporter le livret avec elle… c’est ce détail qui m’a alerté.

Et elle m’a répété à plusieurs reprises ces derniers mois, que le livret lui dit que si elle prie cela 365 jours, sa place au ciel sera garantie, et il y a un passage où si elle fait assidûment ce qui lui est demandé, le Christ lui apparaitra et lui fera connaître la date et l’heure de sa mort…

Certes, comme elle a 81 ans, je suis conscient que parfois elle n’a pas toute sa tête, mais j’ai pris conscience lors de ma visite d’hier matin que quelque chose n’allait pas, et qu’elle est devenue comme dépendante et très accrochée au livret comme à un objet magique, et que sa plus grande peur quotidienne, c’est d’oublier de le lire ! (Du coup elle le fait plusieurs fois).

La responsabilité des maisons d’édition

Un autre problème réside dans le fait que certaines maisons d’édition, que j’appellerai « apparitionnistes », publient des livrets de prière assaisonnés de promesses prises au premier degré.

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Le témoignage de Sylvie

Sylvie a accepté de contribuer au site sosdiscernement.org par le dessin, comme celui que vous voyez ici, et devient ainsi collaboratrice. Elle nous livre son témoignage. Merci à elle.

Je suis née à Toulouse et j’ai été baptisée dans une famille catholique où l’usage était d’aller à la messe tous les dimanches.

J’ai eu beaucoup d’échecs scolaires, car n’arrivant pas à me concentrer et ne pensant qu’à dessiner. Dès l’enfance, j’étais douée pour le dessin et je reproduisais des Obélix à la perfection. Mon grand-père maternel que je n’ai pas connu, était dessinateur-sculpteur, et avait travaillé pour un statuaire à Toulouse pour réaliser des Ste Germaine, Thérèse de Lisieux et autres.

J’ai donc eu une scolarité chaotique et n’ai jamais pu faire une école de dessin, car mes parents ne m’y poussaient pas. Dans les années 68, ils étaient surtout préoccupés de prendre une ferme en Ariège et nous voilà atterris avec mes deux autres sœurs au Mas d’Azil.

Vers l’âge de 15 ans, j’ai été exclue d’un lycée, car je ne faisais rien en classe, que des bandes dessinées caricaturales sur les profs et les élèves.

La régularité à la messe du dimanche à l’adolescence s’est amenuisée, pour ne pas dire a carrément stoppée.

Je me souviens qu’avec ma mère et mes sœurs on avait pris l’habitude de faire des séances de spiritisme avec un verre et des lettres tout autour ; au lycée j’étais pensionnaire, j’invitais les copines à « pratiquer » ces séances. C’était impressionnant, avec nos mains réunies autour du verre, ça fusait dans tous les sens avec des réponses souvent incohérentes. Mais j’avais toujours un malaise intérieur après chaque séance.

Ma grand-mère pratiquait la conjuration des brûlures et ma mère la baguette de sourcier pour trouver de l’eau.

Ma jeunesse au niveau sentimental a été très chaotique puisque je menais dès l’âge de 19 ans une vie de patachon, boîtes de nuit, aventures sans lendemain jusqu’à vers 23 ans où je fréquente un jeune homme et cette aventure ne dure que trois ans. Sa mère qui était allée voir une voyante m’avait prévenue.

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