Renforcer la Vigilance à l’École : Découvrez le Site #DérivesScolaires

Dans un monde ou l’éducation de nos enfants est une priorité, il est essentiel de garantir un environnement sûr et éclairé au sein des établissements scolaires. Cependant, des préoccupations grandissantes concernant les dérives spirituelles et pseudoscientifiques infiltrant nos écoles publiques ont conduit à la création du site #DérivesScolaires, un outil puissant pour renforcer la vigilance et la prise de conscience.

Ce site, accessible à l’adresse http://derives-scolaires.fr, émane de l’initiative d’une enseignante passionnée, qui a ressenti le besoin impérieux de combler un vide en fournissant des informations et des ressources. Tout en reflétant ses propres valeurs, ce travail personnel se concentre avant tout sur la promotion de la vigilance et la diffusion de la connaissance.

Ayant observé ces derniers mois une croissante demande d’informations relatives aux pratiques, activités et contenus à risque présents dans nos écoles publiques, l’initiatrice du projet s’est engagée dans une quête pour déceler les méthodes, pratiques et démarches potentiellement problématiques. Son intérêt s’est élargi depuis les aspects ésotériques de la “pédagogie” steiner jusqu’à des sujets plus larges liés aux dérives sectaires et pseudoscientifiques.

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« Féminin sacré » : les dérives sectaires d’une pratique controversée

Retrouver le pouvoir perdu des femmes à travers les cartes, les pierres ou encore les plantes, c’est ce que promet le féminin sacré. Le problème : en promettant de se reconnecter à sa « nature profonde de femme », le féminin sacré fait parfois la promotion de pratiques thérapeutiques non réglementées, aussi dangereuses qu’onéreuses.

Très excellent reportage !

Une secte à l’école ?

En France, il existe des écoles hors-contrat qui interrogent. Parmi elles, la pédagogie Steiner-Waldorf. Récemment pointée du doigt par la Miviludes, il semblerait que la réalité de cette pédagogie soit bien plus opaque qu’il n’y paraît. Alors, entre histoires de violence et potentielles dérives ésotériques, que se passe-t-il vraiment au sein de ces établissements ?

Ce documentaire, qui s’inscrit dans une série sur les dérives sectaires, s’appuie sur des documents historiques et des témoi­gnages d’anciens élèves qui mettent en lumière la face cachée des écoles Steiner.

Au cours de son travail sur les dérives sectaires, Maxime, le réalisateur, a constaté que ses interlocuteurs abordaient souvent la question des écoles Steiner, ce qui l’a amené à se pencher sur le sujet. L’intérêt que la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) porte à ces établissements scolaires l’a conforté dans son choix.

Une part importante du documentaire aborde l’histoire de l’Anthroposophie et de son fondateur Rudolf Steiner afin de mieux comprendre le système de pensée à l’ori­gine des écoles Steiner et de leur pédagogie.

Le documentaire, qui s’appuie sur l’expertise du président de la Miviludes et d’asso­ciations de lutte contre les dérives sectaires, a surtout donné la parole à des témoins ayant vécu de mauvaises expériences au sein de ces écoles. Plusieurs se sont mani­festés mais un seul, prénommé Léa, a osé témoigner publiquement.

Grégoire Perra, ancien élève et ancien professeur, et surtout le premier à avoir dénoncé publiquement les dérives qui peuvent exister dans l’Anthroposophie, a lui aussi été interviewé par Maxime.

Si Maxime a choisi de ne pas évoquer les récits positifs d’anciens élèves d’Ecoles Steiner, c’est que, selon lui, il est facile d’en trouver sur internet. Il a préféré donner la parole à ceux qui en ont rarement l’occasion.

Il a choisi de diffuser son documentaire sur YouTube afin de toucher un public jeune qui regarde peu la télévision.

Depuis sa mise en ligne plusieurs personnes se sont manifestées pour lui rapporter des faits similaires à ceux relatés par Léo.

Adeptes, de l’emprise à la déprise

En matière de dérives sectaires, sortir de l’emprise est un processus compliqué, lent et douloureux. Très peu documentée, rarement racontée, cette exfiltration représente des années d’efforts, de combats et de rechutes.

À travers le récit de cinq anciens adeptes, le film retrace ce parcours de la déprise. Vers qui se tourner lorsqu’on a coupé les ponts avec sa famille, ses amis, ses collègues ? Comment s’arracher à sa propre identité construite quand notre cerveau nous colonise de l’intérieur ? Et quel secours les services de police spécialisés ou la justice apportent-ils dans cette longue épreuve de reconstruction ?

Visionner la vidéo : https://www.arte.tv/fr/videos/110231-000-A/adeptes-de-l-emprise-a-la-deprise/ Elle reste en ligne jusqu’au 5 décembre 2023.

En matière de dérives sectaires, comment sort-on de l’emprise ? Entre vertigineuse solitude et renaissance, les bouleversants récits croisés de victimes qui témoignent de la descente aux enfers et de la lutte pour s’arracher à la sujétion.  

Nicolas est né au sein d’une famille de Témoins de Jéhovah. Retraçant son conditionnement, il raconte ses terreurs enfantines nourries par les mises en garde contre le « monstre Satan » et ses démons, sa différence moquée à l’école et sa descente aux enfers à l’adolescence, avant l’arrachement familial à 22 ans puis la lente reconstruction. Abusée, comme Yohann, par les valeurs vaguement humanistes de l’Université de la nature et de l’écologie de la relation lors d’un stage au Maroc, Julie, elle, s’est laissé embarquer pendant six ans dans un funeste engrenage. Lequel l’a conduite jusqu’en prison, début de sa déprise. Pour David et François, tout a commencé par de banales séances de kung-fu au parc de La Villette, avant la dérive au sein des Guerriers de lumière une décennie durant. Tous racontent, émotion encore à fleur de peau, les étapes de l’emprise et les mécanismes de la manipulation, qui les ont plongés au coeur noir de ces mondes parallèles. Comment, dès lors, ces victimes ont-elles réussi à s’échapper pour se réapproprier leur vie ? « Sortir de l’emprise, c’est accepter de faire table rase, de tout détruire… » Main tendue de l’entourage, dessillement du regard et rupture parfois appuyée par de salvatrices procédures judiciaires : se défaire de la sujétion psychologique relève d’un long et douloureux processus. « La déprise, insiste David, c’est ultraviolent. Tu es seul. »


Sortie des ténèbres

Retraçant leur parcours avec une touchante lucidité, ces anciens adeptes, qui se sont pour certains égarés à trop vouloir sauver l’humanité, ont fait preuve de ressources intérieures et d’une remarquable force de vie pour briser leurs chaînes. Mais s’ils n’occultent rien de l’aveuglement et des épreuves traversés, leur sortie des ténèbres se révèle aussi porteuse d’espoir. Entrelaçant le récit de leur expérience et des séances en immersion à la Caimades (Cellule d’assistance et d’intervention en matière de dérives sectaires) auprès de professionnels et de policiers à l’écoute, Karine Dusfour, évitant l’écueil du fait divers lié au sujet, interroge aussi les dimensions politiques et sociétales de la déprise, dont l’accompagnement pâtit d’un cruel manque de moyens, en esquissant des voies pour lutter contre ce fléau, qui peut frapper tout un chacun.

Évaluer la qualité par la quantité : une grave erreur

Extrait de : « Bon arbre, bons fruits », Groupes de travail CORREF post-CIASE

L’augmentation rapide du nombre des croyants dans les premiers temps de l’Église a été rendue possible par la docilité à l’Esprit Saint des apôtres et évangélisateurs, et par la qualité de leur témoignage et de leur engagement croyant, comme les Actes des apôtres le laissent entendre1.

Mais que la qualité puisse entraîner la quantité, n’implique pas que la quantité résulte toujours de la qualité. Certes, la révélation relativement récente de la perversion de certains fondateurs à succès et de certains de leurs disciples a rendu évidente cette absence de corrélation nécessaire entre quantité et qualité. Mais cette corrélation a la vie dure, et il est douteux qu’elle ait complètement et définitivement disparu des esprits.

Une telle association entre quantité et qualité, qui conduit à considérer la croissance et le succès numériques comme un « beau fruit » produit par un arbre nécessairement bon, suppose la validité d’un présupposé que nous avons tout lieu aujourd’hui de mettre en doute : que Dieu contrôle suffisamment les personnes et les événements pour pouvoir assurer le succès numérique de ce qui a de la qualité, et pour empêcher le succès numérique de ce qui n’en a pas, ou trop peu.

De ce point de vue, plutôt que de déclarer providentiels certains événements à l’exception des autres (tel le succès numérique), il paraît plus juste de ne déclarer providentielle que l’action de Dieu en notre faveur, quels que soient les événements (y compris l’absence de succès numérique).

Il en résulte que du point de vue de la foi, le « bon fruit » n’est pas celui qui apparaît tel selon la perspective trop humaine et immédiate du succès numérique, ni même de la simple survie. Même si la proportion d’êtres humains entrés dans l’Église visible a fortement augmenté au cours des siècles, l’action de la providence ne donne pas de garantie certaine que la fidélité des croyants s’accompagnera toujours d’un tel succès numérique : « le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Lc 18, 8)

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