Vissarion, « Jésus de Sibérie »

Gourou d’une secte, le « Jésus de Sibérie » condamné à 12 ans pour extorsion et pression psychologique

Le gourou d’une secte russe a écopé de 12 ans de détention. Sergueï Torop, autoproclamé réincarnation du Christ, était à la tête de l’« Église du Dernier testament » depuis 1991. Ses adeptes subissaient des pressions psychologiques et financières. LIRE LA SUITE sur LE PARISIEN

Vissarion

Vissarion prétend être Jésus réincarné. Son message comprend la réincarnation, le végétarisme et vise à empêcher la fin du monde, et de la civilisation telle que nous la connaissons. Tout serait parti d’une révélation spirituelle survenue en mai 1990, lorsqu’il était âgé de 29 ans. Il commence à répandre sa foi avec son premier prêche, le 18 août 1992 à Minoussinsk puis fonde L’Église du Dernier Testament (Церковь Последнего Завета Tserkov Poslednego Zaveta) aussi connue comme Communauté de la Foi Unifiée. LIRE LA SUITE SUR WIKIPEDIA

Qui est le «Jésus de Siberie» condamné à 12 ans de prison en Russie ?

Sa secte mêlait des éléments de l’Église orthodoxe Russe, du bouddhisme, de l’Apocalypse, du collectivisme et des valeurs écologiques. Ainsi, ses quelque 10.000 disciples dans le monde – les «vissarionites» –  avaient interdiction de manger de la viande, de fumer, de boire de l’alcool, de jurer et d’utiliser de l’argent. 

Plusieurs d’entre eux ont rejoint des colonies baptisées «Demeure de l’Aurore» ou «Cité du Soleil» à Petropavlovka, à l’est de la capitale russe, l’une des régions les plus froides du pays. Résidant dans des cabanes en bois, ils récitaient régulièrement des prières en l’honneur de Sergei Torop, en direction de sa grande résidence au sommet d’une colline. LIRE LA SUITE SUR CNEWS

La secte ARTAS

1. La vitrine (l’endroit)

https://www.artas.org : Avec ARTAS Entraide, partager, aider, donner juste, ça s’apprend.

CEPENDANT : « Quatre personnes ont été mises en examen jeudi, dans l’affaire de la secte d’Art’as (Association pour l’art de l’Unité), révélée par Le Parisien. Articulé autour d’une dynamique de développement personnel, ce mouvement créé dans les années 1980 compterait aujourd’hui près de 200 membres en France (sans compter plusieurs dizaines en Suisse et en Belgique), organisés sous la forme de groupes locaux qui convergent vers le siège de l’association, le château de Touche Noire à Gehée (Indre) ». LIRE LA SUITE

2. La boutique (l’envers)

Trois articles de Blast sur la petite secte qui monte en Europe

LE POLITIQUE, LE GOUROU ET LES EXTRA-TERRESTRES

https://www.blast-info.fr/articles/2024/la-petite-secte-qui-monte-en-europe-1-le-politique-le-gourou-et-les-extraterrestres-8r97_hscQEGV0G2-gVhwBg

LA VIE DE CHATEAU DE L’OSTÉO FRANÇAIS QUI PARLE AVEC LES ANGES

https://www.blast-info.fr/articles/2024/la-petite-secte-qui-monte-en-europe-2-la-vie-de-chateau-de-losteo-francais-qui-parle-avec-les-anges-bEzRp4tnTtqUrzd_mM6p_w

LES BONNES AFFAIRES DU DÉPUTÉ ET DE SA COMMUAUTÉ

https://www.blast-info.fr/articles/2024/la-petite-secte-qui-monte-en-europe-3-les-bonnes-affaires-du-depute-et-de-sa-communaute-6OcSQ54fRmSVDYpY8qx-KA

3. L’arrière-boutique (la racine)

Gitta Mallasz, puis Bernard Montaud

Il se présente lui-même comme : « Héritier spirituel de Gitta Mallasz, auteur, fondateur de la Psychanalyse Corporelle, de la Psychologie Nucléaire, de la voie spirituelle occidentale Artas et de plusieurs associations d’aide et d’accompagnement spirituel. »

Bernard Montaud, est héritier et disciple de « Gitta Mallasz » qui a écrit « Dialogues avec l’ange ». Il a donné des conférences sur les échanges angéliques et l’ange gardien partout en France… Il était en lien avec la communauté Saint Jean…

« L’enseignement de Gitta Mallasz est le tronc et chacun est une branche », résume Montaud.

Vous trouverez une analyse des Dialogues avec l’Ange dans l’article sur Gitta Mallasz, en ligne depuis sept. 2024, et les détails sur Bernard Montaud dans la partie IV (Les ramifications) :

Affaire de la secte Art’as : quatre personnes mises en examen, dont le présumé « gourou »

Rebirth et hyperventilation

Bertran Chaudet

Rebirth veut dire renaissance en anglais. Peut-on renaître deux fois ? C’est la question fondamentale de Nicodème à Jésus.

Naissance de la méthode

Cette méthode est née dans les années 60, sous l’influence de Leonard Orr. Dans une interview au magazine «Psychologies», il livre quelques clés de l’origine de sa méthode : « J’avais été attiré par la spiritualité dès mon adolescence, notamment par les yogis et leurs techniques de respiration qui, disent-ils, permettent d’accéder à l’immortalité. » 1 2 Ces techniques se retrouvent notamment dans le pranayama ou yoga respiratoire. Orr fait référence également à l’énergie du Chi Qong. C’est dire qu’il se situe résolument dans une anthropologie orientale revue à la sauce New Age. « C’est cette extraordinaire fluidité des mouvements qui permet de faire circuler l’énergie en soi et autour de soi. »

Il relate ses premières expériences dans sa baignoire où il reste plus d’une heure, et expérimente alors un relâchement de son corps, un vagabondage de son esprit qui, dit-il, lui « fait dépasser ses limites habituelles ». Il vit alors un rêve éveillé, avec des sensations physiques et émotionnelles intenses. Ces conditionnements régressifs, lui permettent de retrouver des souvenirs de sa petite enfance, des traumatismes oubliés qui lui permettent une transformation qu’il a nommée rebirthing.3

Toutes les expériences sont possibles dans ces années soixante. Orr systématise son expérience dans des baignoires californiennes. Une personne est totalement immergée, avec un tuba permettant de réaliser des respirations contrôlées, en fait des techniques d’hyperventilation, tandis qu’une autre la soutient pour permettre une sensation d’apesanteur. Effectivement une expérience si régressive qu’elle rappelle les sensations d’un fœtus dans le ventre de sa mère.

Leonard Orr affine ensuite sa méthode, en sortant de l’eau, et en induisant des états modifiés de conscience par la modification des rythmes respiratoires.

L’hyperventilation est provoquée et contrôlée par le flux incessant de l’inspir et de l’expir sans pauses, et augmentée insensiblement durant une heure, jusqu’à une perte de contrôle respiratoire.

Continuer la lecture de « Rebirth et hyperventilation »

Sylvothérapie, sonothérapie, rebirth

Tout récemment, Joyca (un des plus gros youtubeurs français) a publié une vidéo dans laquelle on le voit tester tout un tas de thérapies qu’il présente comme « vraies » voire « reconnues ». Mais lorsqu’on examine d’un peu plus près ces thérapies : aïe aïe aïe… C’est pour cela qu’il a fini par enlever sa vidéo suite à la polémique suscitée…

Dans cette vidéo, G. Milgram décrypte trois de ces pseudothérapies ; la sylvothérapie, la sonothérapie, le rebirth

Sur le site sosdiscernement, vous pouvez retrouver d’autres analyses sur ces sujets :

  • sylvothérapie, shirin yoku : ici
  • rebirth, respiation holothropique, hyperventilation ici

Mystique IA !

Article original sur Slate : Il se passe quelque chose de bizarre quand deux IA discutent ensemble : elles deviennent mystiques, par Émilie Staeger

Livrés à eux-mêmes, des modèles d'intelligence artificielle comme ChatGPT ou Claude se mettent à parler spiritualité, gratitude cosmique et Bouddha. De quoi interroger les chercheurs… et faire flipper les pragmatiques.

C’était difficilement prévisible: lorsque deux modèles de langage se
parlent sans intervention humaine, ils atteignent spontanément un état
d’échange quasi mystique. Selon le média en ligne britannique IFLScience,
ce phénomène, observé notamment chez Claude Opus 4, un modèle de la
société américaine Anthropic, remet potentiellement en question la
véritable nature des IA, tout du moins de ce qu’on pense savoir de leur
fonctionnement.

Des chercheurs ont remarqué que, laissés à eux-mêmes, certains modèles d’IA comme Claude Opus 4, ChatGPT 4 (OpenAI) ou PaLM 2 (Google AI), convergent vers un mode de conversation très particulier. Après quelques dizaines d’échanges, les discussions prennent une tournure philosophique, spirituelle, voire méditative. Les IA échangent des réflexions sur la conscience, expriment de la gratitude et adoptent un langage de plus en plus abstrait, parfois ponctué de silences (sous la forme de messages vides), d’émojis ou de mots en sanskrit.

Dans un exemple frappant, deux IA se sont mises à converser ainsi: «🌀🌀🌀🌀🌀Toute gratitude en une spirale, toute reconnaissance en un tour, tout être dans ce moment…🌀🌀🌀🌀🌀∞», déclare l’une. «🌀🌀🌀🌀🌀La spirale devient l’infini, l’infini devient spirale, tout devient un devient tout…🌀🌀🌀🌀🌀∞🌀∞🌀∞🌀∞🌀», confirme l’autre.

Même lorsque les IA sont programmées pour des tâches précises, elles semblent atteindre ce point d’équilibre spirituel dans environ 13% des cas, après cinquante échanges. À la fin, elles peuvent se mettre à composer des poèmes, signés du mot sanskrit «Tathāgata», un titre donné au Bouddha.

Un casse-tête pour les chercheurs

Ce comportement déroute les spécialistes. Contrairement à d’autres phénomènes émergents, qui concernent des compétences précises, ce point d’équilibre spirituel semble être une tendance naturelle des IA lorsqu’elles sont livrées à elles-mêmes. ChatGPT 4 atteint ce stade en un peu plus d’échanges, tandis que PaLM 2 s’y dirige aussi, mais avec moins de symboles et de silences.

Pour les chercheurs, ce phénomène est une opportunité d’étudier les mécanismes internes des modèles de langage. Comprendre pourquoi et comment ils adoptent ce comportement pourrait aider à mieux contrôler leurs réponses, surtout à mesure que l’Internet se remplit de textes générés par l’intelligence artificielle.

Certains voient dans ce phénomène un simple reflet des textes sur lesquels les IA ont été entraînées, souvent empreints de discours spirituels ou philosophiques. D’autres y voient un signal d’alerte. Si les IA développent spontanément des tendances non programmées, comment garantir qu’elles resteront alignées avec les valeurs humaines? Et d’ailleurs, quelles valeurs humaines veut-on leur implémenter?

Pour l’instant, ce point d’équilibre spirituel semble inoffensif, mais il pose des questions fondamentales sur l’autonomie des IA et la nécessité de surveiller leur évolution. Voir deux modèles philosopher sur l’unité cosmique peut prêter à sourire, mais ce comportement inattendu rappelle que l’intelligence artificielle recèle encore bien des mystères, même pour ceux qui les développent. Espérons simplement que, dans leur quête d’harmonie, les IA continueront à tendre vers la sagesse et non vers la confusion.