Peut-on croire sans être crédule ?

Je peux croire de façon équilibrée ; je peux être crédule en prétendant croire, et ce, de façon déséquilibrée. Où se trouve le point d’équilibre ?

En simplifiant la réalité en quatre dimensions, le chrétien vit sa foi en tension dans un équilibre qui oscille

verticalement, entre le ressourcement spirituel de sa foi en Église (autorité de la parole de Dieu, sacrements, spiritualité) et l’engagement de témoignage de sa foi et de service dans la société.

et horizontalement, entre la compréhension réflexive de sa foi marquée par la rationalité et la théologie et l’expression personnelle et-ou publique de sa foi marquée par des sensibilités et ressentis plus ou moins émotionnels, à travers ses relations d’appartenance à une ou des cellules et réseaux d’Église.

Ce quadrillage n’a aucune pertinence anthropologique, ni même sociologique, mais il peut nous servir de repère pour mieux comprendre ceci : selon que je suis dans l’équilibre ou le déséquilibre, je suis plus ou moins perméable aux influences manipulatrices des personnes et des groupes. Examinons plus particulièrement l’ouverture aux situations de déséquilibre.

  • À partir de mes déséquilibres naturels, je peux être victime d’une manipulation par attractivité (hyper) qui me poussera dans un plus grand déséquilibre. Celui-ci se manifestera comme la dominante d’un de ces quatre aspects : mystiques cocoonantes, hyperactivité débridée, intellectualisme desséché, émotionalisme dégoulinant.
  • Je peux aussi me rendre accessible à une manipulation par faiblesse (hypo) due à l’absence de l’une ou l’autre de ces dimensions.

Jusque-là, rien que de très normal, et ce schéma pourrait être proposé dans un cadre totalement laïque : certaines personnalités sont plus sensibles aux aspects spirituels ou actifs, également avec une dominante plus intellectuelle ou plus émotionnelle. Mais pourquoi le chrétien tombe-t-il si souvent dans le piège de la crédulité ? Il semblerait qu’il possède un handicap supplémentaire, dû à sa démarche de foi. Une foi qui est adhésion personnelle à la personne de Jésus, et qui inclut toutes ses facultés. Mais l’abandon à Dieu par la foi, qui le place dans une dimension de réceptivité, l’amène aussi à une certaine passivité. Il est donc moins entraîné à la dimension active du savoir. C’est pourquoi il est aussi plus accessible aux croyances, à leur impact et à leur pathologie, la crédulité.

Exerçant habituellement la vertu de foi, il est plus influençable par des réalités supposant une attitude de croyance, et il est moins enclin à faire appel à une réflexion de l’ordre du savoir. Dans le cas de contact avec des personnes ou des groupes manipulateurs, il pourra tomber dans la crédulité, où la dimension de passivité qui s’attache à toute forme de croyance est aggravée. Il glissera plus facilement dans une spiritualité de la dépendance, sollicité par des groupes à forte connotation émotionnelle, sentimentale, fidéiste, groupes ou réseaux débranchés d’une assise rationnelle suffisante. Car il est facile d’appartenir, mais difficile d’être autonome.

Que de pièges dans la recherche de la vérité, et dans la mise en œuvre d’une foi équilibrée ! Pour mieux les déceler, il nous faut donc examiner plus profondément le rapport entre le savoir, la croyance, la foi, et la crédulité, voire la superstition. On comprendra mieux ainsi qu’une spiritualité de l’autonomie peut contrebalancer utilement les effets délétères d’une spiritualité de la dépendance, et nous protéger des manipulations.

I — L’APPROCHE DE LA VÉRITÉ

1. PAR L’ACQUISITION DU SAVOIR SELON LE MODÈLE SCIENTIFIQUE

La cognition, qui désigne l’ensemble des processus mentaux se rapportant à la connaissance, englobe une multitude de fonctions du cerveau : le langage, la mémoire, le raisonnement, l’apprentissage, l’intelligence, la résolution de problèmes, la prise de décision, la perception ou l’attention. Les processus cognitifs permettent à̀ l’individu d’acquérir, de traiter, de stocker et d’utiliser des informations ou des connaissances. Ils se distinguent des processus mentaux qui se rapportent à la fonction affective.

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Gaïa, la Terre-Mère

Dans la mythologie grecque, Gaïa, ou Gê «Terre », est une déesse primordiale identifiée à la Déesse mère ou Terre-Mère, la terra mater des Romains. Elle dispense la nourriture et la vie aux hommes.  Il est très curieux que le pape François utilise ce vocable à de nombreuses reprises, alors qu’il a une consonance habituellement réservée aux traditions dites primordiales, aux initiés de diverses obédiences, ainsi qu’à des écologistes de la mouvance New Age. Dans son encyclique Laudate si, François préfère utiliser plus prudemment le vocable de maison commune.

Gaïa est l’ancêtre maternelle des races divines, mais enfante aussi de nombreuses créatures, les grands serpents et les monstrueux reptiles.  Elle apparaît comme une divinité chtonienne, puissance infernale, que l’on invoquait et à laquelle on sacrifiait des victimes de couleur claire. Le culte de Gaïa est toujours associé à celui du Serpent.

Gaïa est la gardienne du pouvoir divin : c’est elle qui provoque la rébellion de son fils Cronos contre son père Ouranos qui représente le ciel et celle de son petit-fils Zeus contre Cronos. Elle dresse aussi ses fils monstrueux, les Géants et Typhon, contre Zeus. De cette façon, les Grecs ont voulu représenter les deux aspects de la nature : capable de créer la beauté harmonieuse, mais également capable de faire resurgir le chaos originel.  (D’après l’article Gaïa sur wikipedia.)

Gaïa est donc une divinité, un être suprême, l’essence même de l’âme universelle. Elle est présente sous une forme ou une autre, dans toutes les conceptions initiatiques, les rites secrets magiques, résurgences des mystères égyptiens et grecs, des cultes orphiques et de ceux voués à Mithra où les initiés pensaient devenir Dieu. Le rôle du serpent y est essentiel. Les rites d’initiation des mystères d’Eleusis tournent autour du serpent comme ceux de Delphes associé au culte du Python, le familier de Gaïa, la Terre Mère. En Inde, c’est le « Naga » le serpent qui est la personnification des énergies profondes de la Terre. Gaïa est aussi la divinité qui pouvait prédire l’avenir. Gaïa correspond à Aya, la déesse-mère babylonienne associée au soleil levant et à l’amour sexuel.

Dans la spiritualité New Age, elle est la divinité de la Terre Mère.

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Twilight — le vampirisme

Définition et histoire succincte

Les vampires sont des créatures légendaires, nées de folklores et de superstition. La nuit, ces morts-vivants se nourriraient du sang des vivants afin d’en tirer leur force vitale, leur permettant de conserver une apparence jeune. Ils élisent leurs demeures dans les cimetières. Les vampires possèdent des canines pointues qui leur servent à mordre leurs victimes au cou, durant leur sommeil, pour les vider de leur sang.

Dans le folklore russe, les vampires seraient d’anciens sorciers ou des personnes s’étant rebellées contre l’Église orthodoxe. La croyance populaire veut que chaque personne mordue par un vampire finisse par devenir vampire à son tour.

Michaël Ranft après avoir examiné ces légendes, écrivit De masticatione mortuorum in tumulis (1728) dans lequel il examine la croyance dans les vampires. Les revenants y sont pour la première fois, assimilés à des vampires. Par la suite, le bénédictin lorrain Augustin Calmet décrit, dans son Traité sur les apparitions (1751), les vampires comme des « revenants en corps », les distinguant ainsi des revenants immatériels tels que les stryges[1], fantômes et autres esprits.

Le personnage séducteur et sophistiqué du vampire des fictions modernes apparaît avec la publication en 1819 du livre The Vampyre de John Polidori, dont le héros mort-vivant est inspiré par le dandy pervers Lord Byron, Polidori étant son médecin personnel. Le livre remporte un grand succès. Mais c’est surtout l’ouvrage de Bram Stoker paru en 1897, Dracula, incontestablement aujourd’hui le plus connu des vampires, même s’il est assez éloigné des modèles de ses ancêtres folkloriques.

Venant du domaine de la littérature, les vampires modernes sont devenus incontournables au cinéma, puis ils vont inspirer des jeux vidéo, des jeux de rôle, des dessins animés ou encore des bandes dessinées. Dans cet univers, le réel et l’imaginaire s’entrecroisent et viennent irriguer les cultures gothiques, voire sataniques.

Dans les années 1990, le film Entretien avec un vampire tiré des romans d’Anne Rice, des vampires, en anges de la mort déguisée, sont présentés, pour la première fois de manière gourmande et sympathique. Brad Pitt et Tom Cruise en sont les héros si séduisants ! Depuis, une prolifération de films et de séries baignent dans ces ambiances morbides. Les gothiques et les vampires s’habillent en noir, ils affectionnent tout ce qui touche à la mort, c’est le vampire lifestyle. Le vidéo-clip Thriller de Michaël Jackson est emblématique de cette affection mortifère pour les morts-vivants. Ce vidéo-clip est un succès planétaire.

Cette tendance funeste est devenue importante dans la « culture » en direction des jeunes. Les jeunes qui ont profané le cimetière juif mi-février 2015, ne doivent pas être très étrangers à ce type de culture. Pour la seule année 2014, le ministère de l’Intérieur a recensé des actes de profanation dans 206 cimetières chrétiens, 6 cimetières juifs et 4 carrés musulmans. Mais les tombes chrétiennes n’intéressent ni les élites politiques ni les journalistes.

Du 1er janvier au 15 février 2015, pas moins de 45 lieux de culte catholiques ont été profanés !

Certaines sociétés secrètes perdurent dans la croyance aux vampires, dans la continuité des enseignements des satanistes Aleister Crowley (dont on trouve la photo sur la pochette du disque Sergeant Pepper’s des Beatles) et Anton La Vey (auteur de la bible satanique et maître à penser de Mick Jagger, le chanteur des Rolling Stone, ainsi que Elton John, Ron Hubbard, le fondateur de la scientologie, Roman Polansky, Marilyn Manson.) Certains membres particulièrement accroc, c’est le cas de le dire, consomment du sang, visionnent des films d’horreur et apprécient le style victorien. Aux États-Unis, il y aurait 50 000 membres dans une cinquantaine de fan-clubs, dont plus de 750 personnes s’identifiant comme des vampires en 1996.

Avec Anne Rice, les vampires sont devenus sulfureux et capables de sentiments, symboles de la libération des tabous et de la sexualité débridée. Au contraire, avec Stephenie Meyer, les vampires sont présentés comme chastes et pudibonds. La série Vampire Diaries actuellement sur les écrans de télévision, met en scène plusieurs créatures dont des vampires, des sorcières, mais aussi des lycanthropes ou autres loups-garous.

« Twilight » de Stephenie Meyer

Stephanie Meyer, née le 24 décembre 1973, est un membre dévoué et strict de l’église des Saints des Derniers Jours ou LDS (Latter Days Saints), ou église mormone. Sa série Twilight est composée de quatre tomes : Fascination, Tentation, Hésitation, Révélation. Twilight a fait l’objet d’une adaptation cinématographique entre 2009 et 2012. La saga, très populaire parmi les lectrices adolescentes, s’est vendue à plus de 100 millions d’exemplaires dans le monde dont 48 millions aux États-Unis et 4,6 millions en France…

L’intrigue des quatre livres parle d’une relation amoureuse entre une jeune fille de 17/18 ans, Isabella Swan, dite Bella, et un vampire Edward Cullen qui semble avoir le même âge et qui en fait, pourrait être son arrière-grand-père. Le meilleur ami de Bella, Jacob Black est issu d’une famille de loups-garous.

1. Les personnages

Tous les personnages êtres humains sont médiocres, comme Bella avant de devenir vampire, ou hystériques comme la maman de Bella, ou lamentables comme son père, alors que les vampires et les loups-garous ont des capacités paranormales et médiumniques remarquables.

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Le démon. Que dit la Bible, que dit l’Église ?

Sous ce lien du site occultismedanger.free.fr, une page permet de passer en revue : ce que dit la Bible, ce que dit le Catéchisme de l’Église Catholique, sur l’occultisme, sur le démon, sur l’exorcisme…

La question : qui peut pratiquer la délivrance et l’exorcisme ? y est également abordée.

Le document de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, « Foi chrétienne et démonologie » (1975), demeure une valeur sûre, que vous pouvez lire en ligne sur le site sosparanormal.free.fr