Les nouvelles spiritualités : leurs dangers et dérives

Bien-être, créativité, énergies, connexion à la nature et cailloux magiques, les nouvelles spiritualités saturent notre réalité contemporaine. Trend hyper moderne ou rejeton d’un seul et même schéma religieux ? Dans cette vidéo on décortique les quelques grandes pratiques ésotériques à partir notamment de l’étude de Raphaël Liogier dans son ouvrage « Souci de soi, conscience du monde

Cette vidéo traite des dangers et des dérives des nouvelles spiritualités. L’approche est sociologique et anthropologique. Elle donne des repères intéressants dans ces domaines, notamment lorsque cela est intégré dans une perspective historique.

Résumé

On nous dit que nos contemporains sont de plus en plus individualistes, et c’est sans doute vrai : obsession de l’apparence physique, de l’équilibre psychique, du développement personnel, quête du bien-être et d’un bonheur égocentré. Mais, dans le même temps, nous ne nous sommes jamais autant préoccupés du monde, du monde dans son ensemble, au-delà de toutes les frontières : conscience écologique, développement durable, dialogue des cultures, action humanitaire.

L’individuel d’un côté, de l’autre le global. Deux pôles apparemment inconciliables comme l’huile et l’eau, qui sont pourtant magiquement mêlés dans les consciences contemporaines. Ce mélange paradoxal a donné naissance à la religion dominante de notre temps, l’individuo-globalisme, qui imprègne tous les domaines de la vie humaine : la santé, la politique, le sport, l’éthique, et même l’entreprise.

Elle consacre l’authenticité, le naturel, le ressourcement, l’énergie et s’accompagne de pratiques (nouvelles, même si elles ont parfois des origines anciennes), telles que le yoga, la sophrologie, le qi gong, la méditation. Cette foi nouvelle est en train de changer, silencieusement, notre monde. D’imposer un nouveau rythme de vie, de nouvelles règles du jeu. C’est ce changement insidieux mais radical que cet essai se propose de décrire et d’expliquer.
Raphaël Liogier est professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence où il dirige l’Observatoire du religieux.

La pratique de la « guérison intergénérationnelle »

Note doctrinale de la Conférence Épiscopale Espagnole sur la pratique de la « guérison intergénérationnelle »

(traduction et sous-titres, D. Auzenet, avec deepl.com)

Justification de la présente note

Ces dernières années, dans certains diocèses espagnols, notamment dans le cadre de prières et de retraites organisées par de nouveaux mouvements religieux à caractère charismatique, on a constaté que des prêtres liés à ces mouvements pratiquaient ce que l’on appelle la « guérison intergénérationnelle ». Les évêques de la Commission pour la Doctrine de la Foi de la Conférence Episcopale Espagnole, ayant eu vent de cette situation, poussés par une grave préoccupation pastorale, ont décidé d’étudier la question en demandant des rapports à divers experts dans le domaine de la théologie dogmatique, de la théologie spirituelle et de la psychologie.

Sur la base des rapports reçus, lors de la réunion du 7 mars 2024, les évêques de la Commission, dans l’exercice de leur ministère d’enseignement et de vigilance sur le bien du Peuple de Dieu, ont jugé opportun de rédiger une brève note d’information sur la « guérison intergénérationnelle » et d’émettre une appréciation doctrinale sur le sujet, mettant en garde contre les risques de cette pratique, ainsi que contre le contexte théologique qui la sous-tend, étranger à la tradition et à la foi de l’Église catholique. Le texte a été approuvé pour publication lors de la réunion de la Commission permanente de la Conférence épiscopale espagnole, qui s’est tenue les 26 et 27 septembre 2024.

1. Origine, définition et risques de la guérison intergénérationnelle

Les fondements théoriques et la pratique de la « guérison intergénérationnelle », également connue sous le nom de « guérison de l’arbre généalogique », sont décrits dans les ouvrages controversés de plusieurs auteurs qui établissent des liens entre la psychologie, la médecine thérapeutique et la spiritualité. L’un des principaux auteurs est le thérapeute médical et missionnaire anglican Kenneth McAll (Healing the Family Tree, 1982), qui s’appuie sur la psychologie de Carl Gustav Jung, disciple de Freud, pour affirmer le lien entre certaines maladies et les forces du mal. McAll est suivi par le prêtre clarétain John Hampsch (Healing your Family Tree, 1986) et le prêtre catholique de la Société Saint-Joseph, Robert DeGrandis (Intergenerational Healing : A Journey to the Depths of Forgiveness, 1992), qui a popularisé la pratique dans le Renouveau charismatique catholique en s’y associant1 .

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Juliana : 11 ans dans le new-age

12 ans. C’est jeune. Et pourtant, c’est à cet âge que Juliana tombe dans les filets du New Age, malgré une attitude au départ sceptique et des parents anti New Age.

Dans cette deuxième partie, Juliana nous raconte comment elle est sortie du New Age et s’est retrouvée elle-même à travers une nouvelle spiritualité, et surtout à travers sa capacité de discernement. Merci à Juliana pour son précieux témoignage, et à Julie Rideau pour sa chaîne YT !

Vous avez dit : fin du monde ?

Dominique Auzenet, avec l’aide de Florence

Souvenez-vous. On nous prédisait la fin du monde pour le 21 décembre 2012

Cette date était censée marquer le début d’une nouvelle ère au cours de laquelle la Terre et ses habitants devaient connaître une transformation spirituelle ou physique radicale. Selon d’autres, le 21 décembre 2012 marquait la fin du monde ou une catastrophe similaire. Parmi les différents scénarios évoqués, on peut citer un maximum du cycle solaire ou une collision de la Terre avec un trou noir, un objet géocroiseur ou l’hypothétique planète Nibiru.

Billevesées évidemment. Mais tout de même, à l’époque, cela fit grand bruit, comme cet article du Parisien s’en fait l’écho : « Apocalypse du 21 décembre : des rassemblements partout dans le monde ». Ou encore cette petite vidéo « En attendant la fin… à Bugarach ». Car ce petit village français de l’Aude est censé être préservé de la fin du monde. « Heureux ceux qui seront à Bugarach ce 21 décembre, ils seront épargnés ».

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On ira tous au Paradis…

Dominique Auzenet

On parle beaucoup des expériences de mort imminente (EMI, NDE), et les opinions les plus diverses sur la « vie après la mort » circulent. On pense aussi volontiers que tous sont sauvés, même sans repentance. Que l’enfer n’existe pas. Et s’il existe, il est vide, car Dieu est si miséricordieux qu’il pardonne à tous. Ou encore qu’il nous sera donné une option pour nous tourner vers Dieu immédiatement après la mort…

Ce n’est pas ce que nous dit la Bible : elle nous invite à travailler pour notre salut avant que vienne la mort. De nombreux passages mettent en garde contre un mauvais usage du temps de la vie qui est court, et invitent à se préparer au jugement du Seigneur. Voici trois grandes lumières qui ressortent clairement de la Révélation :

  • Vous avez le temps maintenant de préparer votre mort, de travailler à votre salut.
  • Le jour viendra où vous devrez rendre compte de votre vie devant le Juge éternel.
  • Ce jugement qui est unique (en deux temps, particulier et général), aura une double issue.

1. Vous avez le temps maintenant de préparer votre mort, de travailler à votre salut

« Quelle que soit la fin ultime en laquelle elle aura été trouvée au moment de la mort, l’âme y persévèrera donc pour toujours, désirant cette fin comme la meilleure — qu’elle soit bonne ou mauvaise —, selon ce verset de l’Ecclésiaste (11, 3) : Le bois coupé restera là où il est tombé. Ainsi donc ceux qui, au moment de la mort, auront été trouvés bons, auront leur volonté perpétuellement fixée dans le bien ; ceux qui auront été trouvés mauvais seront perpétuellement obstinés dans le mal » (St Thomas, CTh, 1, 174, 73-83).

De nombreux théologiens s’appuient sur ces textes pour affirmer l’instante nécessité de bien accomplir sa vie selon la boussole de la Parole de Dieu, car après la mort, plus aucune possibilité n’existe pour réévaluer la manière dont on se tient par rapport à Dieu.

Dans le récit de la guérison de l’aveugle-né, nous entendons Jésus dire aux apôtres : « Tant qu’il fait jour, il nous faut travailler aux œuvres de celui qui m’a envoyé ; la nuit vient, où nul ne peut travailler » (Jn 9, 4). Le sens qu’ont donné plusieurs Pères de l’Église à cette parole de Jésus est qu’il y a un temps où l’on peut accomplir l’œuvre que Dieu nous donne d’accomplir, c’est le « jour » de notre vie. Quand vient la « nuit » de la mort, ce temps est passé. St Cyrille d’Alexandrie (+444) affirme que le Seigneur appelle ici « jour » le temps de la vie présente, et « nuit » le jour de la mort. « De même que le jour est consacré au travail, et la nuit au repos et au sommeil, ainsi le temps de la vie où il faut faire le bien est appelé jour, et le temps où cesse toute œuvre est appelé nuit ».

Dans sa lettre aux Galates, Paul, après avoir mis en opposition les fruits de la chair et ceux de l’Esprit, encourage les convertis à faire attention à leur manière de vivre, qu’il compare aux semailles : si l’on sème dans la chair, on récolte la corruption ; si l’on sème dans l’esprit, on récolte la vie éternelle. Or, la récolte viendra. La conclusion est inéluctable : « Ne nous lassons pas de faire le bien, car, le moment venu, nous récolterons, si nous ne perdons pas courage. Ainsi donc, lorsque nous en avons l’occasion, travaillons au bien de tous, et surtout à celui de nos proches dans la foi » (Ga 6,9- 10).

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