Sylvothérapie, shinrin-yoku

Dominique Auzenet

Je suis une internaute comme tant d'autres, qui,  faisant des recherches, suis tombée sur le site sosdiscernement. J'y ai  trouvé une manne nourrissante, éclairante, et substantielle. J'ose  confier à vos prières des personnes de ma famille qui depuis  quelque temps, utilisent des pendules... soit-disant " pour connaître  l'âge des arbres" mais aussi finalement pour retrouver des choses... et  croient dans des méthodes de bien-être qui, personnellement, à les  entendre, guérissent de tout sans vraiment d'effort ni travail. La  lecture de plusieurs articles, les vôtres et ceux de Bertran Chaudet  m'ont vraiment tellement rejointe que je tenais à vous remercier ! 

La lecture de ce mail m’amène à écrire ce petit article… Car faut distinguer entre les recherches scientifiques sur le monde des arbres, et les démarches thérapeutiques liées aux arbres, très tendance actuellement. Après tout, quoi de mieux qu’une balade en forêt, en bord de mer ou à la campagne pour se détendre après une semaine chargée ? Mais pour ses tenants, la sylvothérapie est bien plus qu’une simple promenade. Des stages de sylvothérapie organisés par des « thérapeutes énergétiques », des coachs ou des guides fleurissent un peu partout dans l’Hexagone, à des prix parfois exagérés. De plus, en partant câliner les arbres, on se retrouvera un jour ou l’autre propulsé vers d’autres pratiques comme la méditation de pleine conscience, et on finira par entrer dans des perspectives hindouïsantes de fusion avec la nature… Bref, exit la saine distinction entre le Créateur et la création…

La chronobiologie des arbres

Ernst Zürcher s’est aventuré dans des contrées aux confins du visible et de l’invisible*, peu explorées par la science. Ingénieur forestier et enseignant à la Haute École spécialisée bernoise, le sexagénaire interroge les mythes et les savoirs traditionnels pour les confronter aux lois de la physique. « Il faut se demander s’il s’agit de superstition ou de sagesse ». Ses découvertes dans le domaine de la chronobiologie des arbres étonneront d’abord la communauté scientifique avant de lui apporter une reconnaissance internationale. « Dans la vie, j’essaie de suivre la leçon de l’arbre : être “dans le monde” sans être “du monde”. L’arbre transforme l’invisible en visible, l’énergie lumineuse et l’air en matière organique – qui est vie et source de vie. Il est comme un cadeau du ciel venu déployer la majesté de sa forme et nous inspirer par sa maîtrise du temps. L’arbre est un exemple de liberté, de joie et de force. Il n’attend qu’une chose : que nous levions nos yeux vers lui. » (La Croix, 3 janvier 2018).

  • Ernst Zürcher, Les Arbres, entre visible et invisible, Éd. Actes Sud, 2016.

Et aussi, une étude biblique : Les arbres dans la Bible

La sylvothérapie

« Quand les responsables de votre quotidien préféré m’ont proposé de tester un « bain de forêt », je n’avais pourtant pas hésité une seconde. (…) Rendez-vous est donné à notre petit groupe à l’orée de la forêt pour une déambulation de trois heures. « Je suis guide en sylvothérapie », se présente Serge. « Le thérapeute, c’est la forêt », prévient-il, dressant la liste de ses bienfaits supposés. Je tais mes doutes concernant « les découvertes scientifiques récentes » à ce sujet. Bien décidé, néanmoins, à me prêter au jeu. Après tout, comme le rappelle Serge à juste titre, « cela fait des millénaires que l’on se ressource en forêt ».

Chaque guide a sa méthode. Serge lance des « invitations » que nous sommes libres de suivre ou non. Et cela commence fort : « Nous allons faire une marche animale », annonce le meneur. Par conscience professionnelle, me voilà dans la peau d’un cerf. Curieusement, mes sens s’éveillent. J’écoute les bruits que m’apporte le vent. Je me sur- prends à jeter mon regard au loin pour percer les taillis. C’est étonnant. Puis nous nous regroupons pour une séquence de relaxation. « Scannez votre corps des pieds à la tête, relâchez-vous. » Là, je me sens bien… Serge nous invite à écouter bruire la forêt, à sentir ses parfums. L’humus le dispute à la citronnelle, dont on s’est généreusement aspergé. Nous voici invités à palper le sol et même à «goûter» l’air en tirant la langue. Un échec, en ce qui me concerne.

« Tournez sur vous-mêmes, comme un radar, pour trouver l’endroit où votre corps se sent le mieux. » Je trouve. Quand j’ouvre les yeux, je suis face au chemin forestier semé de pousses de chênes et de jeunes ronciers aux tendres épines. C’est là que nous nous engageons, après un partage de sensations. Puis nous échangeons sur ce que nous avons remarqué dans un « cercle de parole ».

Cette fois, nous observons « tout ce qui est en mouvement ». Nous marquons des arrêts dans notre marche, tels des suricates scrutant la savane. Nous admirons l’eau qui tremblote au bord des feuilles, la lumière qui se joue de nous. Et toutes ces araignées – au moins quatre espèces détectées, c’est fou ! Le chant du coucou lancé par notre guide signale la fin de la séance. Voilà, nous y sommes… « Maintenant que vous êtes connectés à la forêt, vous pouvez choisir un arbre et lui offrir votre amitié. » Salut Douglas ! Je l’ai repéré de loin. J’ai eu pitié de lui en raison d’une marque de peinture annonçant (peut-être) son prochain abattage. Je m’approche. Campe mes deux pieds sur le sol souple. Redresse le buste. Pose délicatement mes mains sur ses hanches, comme une première danse timide. Puis je penche mon front contre lui. Et j’attends. Ouvrant les yeux de temps en temps, pour observer le décor de sa vie. Me voilà en empathie avec un arbre !

Pour le reste, pas de révélation arboricole. Certes, je suis d’une nature sceptique. Mais même mes camarades du jour, de meilleure composition, ne prétendent pas à l’expérience symbiotique. Je rentre à Lyon, « plus zen » que d’ordinaire, me taquine un proche. Voilà donc le « bénéfice » vanté par notre guide, me dis-je en regardant ma compagne se préparer à partir pour sa séance de méditation « en pleine conscience ». « Se relaxer en silence, en laissant son esprit voleter entre un bruit, une odeur, une sensation. C’est ce que tu as fait aujourd’hui », me fait-elle remarquer. Exact. Une dernière inspection s’impose. Aucune tique à signaler. Une journée sympathique, décidément.*

  • Bénévent Tosseri, La Croix du 8 août 2018, dans une série « On va (presque) tout essayer ». On ne peut que s’étonner de la faiblesse des argumentations et du manque de recul critique de ce quotidien chrétien en ces matières…

Le Shinrin-yoku

Une pratique de santé anti-stress venue du Japon. A l’image des bains de mer, prendre un « bain de forêt » consiste à se rendre dans un environnement peuplé de grands arbres (bois ou parcs arborés) et de s’y plonger en sollicitant ses cinq sens. Cette pratique est née au Japon, un pays où l’amour et le respect de la nature sont très ancrés dans la culture. Tout a commencé dans les années 1980, lorsque le stress est devenu un problème de société majeur : l’agence nationale des forêts nippone a alors lancé une grande campagne invitant la population à aller se ressourcer au contact des arbres. L’expression « Shinrin yoku » est née, shinrin signifiant forêt et yoku ce qui enveloppe, d’où la traduction « bain de forêt ».

Aujourd’hui au Japon, une soixantaine de centres de « sylvothérapie » (la thérapie par les arbres) certifiés existent et environ 5 millions de personnes les fréquentent chaque année. Des consultations en « médecine de la forêt » sont même proposées : on y évalue par exemple l’évolution du niveau de stress en mesurant la tension artérielle des patients avant et après l’immersion en forêt.

Les bénéfices allégués de la sylvothérapie. A partir des années 2000, un médecin, le Dr Qing Li, a orchestré de nombreuses recherches portant sur les effets du Shinrin yoku sur la santé. Pour les diffuser auprès du grand public, il en a fait la synthèse dans un livre, Shirin yoku- L’art et la science du bain de forêt, qu’il est venu présenter en France au printemps 2018. Que montreraient ces différents travaux prétendûment scientifiques ?

Tout d’abord, les bains de forêt font chuter le taux de cortisol (hormone du stress) et la tension artérielle. En particulier, la zone du cerveau correspondant aux ruminations est désactivée. Ainsi, la sylvothérapie agit donc non seulement sur le stress mais aussi sur l’anxiété. De plus, les bains de forêt agissent au niveau cellulaire sur le fonctionnement du système immunitaire : l’immersion en forêt constitue donc une pratique idéale pour se préparer aux épidémies hivernales. Troisième grand bénéfice : des études ont montré que le simple fait de marcher en forêt améliorait l’intuition, la concentration et l’imagination.*

« Comment pratiquer le Shinrin Yoku ? Toute comme la méditation de pleine conscience ou mindfulness, l’un des objectifs est d’être pleinement dans l’instant présent, dans l’Ici et maintenant. Oubliez le temps et les soucis. Videz-vous l’esprit. Promenez-vous sans but en vous concentrant sur votre marche, votre respiration, le chant des oiseaux, le bruit des feuilles, les rayons du soleil, les jeux d’ombre et de lumière, les odeurs … Faites fonctionner vos 5 sens : vue, ouïe, odorat, toucher … Pourquoi pas faire une pause et déguster un goûter en pleine conscience également. Faites l’expérience de ce que les Japonais appellent le yugen, la magie de ne faire qu’un avec le monde qui vous entoure. Vous ressentirez les effets bénéfiques de votre séance de shinrin yoku dès 15 minutes de balade et ceux-ci pourront durer plusieurs semaines. Renouvelez idéalement l’expérience une fois par semaine. »*

Et voilà !

Doit-on s’inquiéter de la résurgence des pratiques new-age ?

Sur le site de France-Culture

Le "Nouvel âge" est une approche globale, holistique et spiritualiste du monde, où le corps, l’âme, l’esprit et le cosmos sont liés. Alors que cette mouvance née dans les années 1960 connaît un regain de popularité, à quoi répond vraiment ce retour du spirituel ? Comment lutter contre ses dérives ?

Développement personnel, retour à la nature, médecines alternatives… Depuis une dizaine d’années, la mouvance New Age, issue de la contre-culture américaine des années 60, fait son grand retour dans la vie de millions de Français.

Écouter l’émission (45 mn)

Mouvement riche, éclectique, parfois utile et positif, il est également porteur de dérives. Et notamment de dérives sectaires.

En effet, selon la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, la Miviludes, 40% des signalements reçus en 2020 concernaient des questions de santé ou de bien-être. Une tendance révélée et accélérée par la crise sanitaire… mais qui la précédait largement.

Car à en croire bon nombre d’associations et d’acteurs de terrain, cela s’expliquerait notamment par la diffusion de la mouvance « New Age ». A la frontière entre le spirituel et le bien-être, à quoi répond cette nouvelle idéologie du sacré ?  Doit-on se méfier de cet ésotérisme contemporain vendeur et ultra-connecté ?  A quel point doit-on redouter les dérives sectaires qui lui seraient liées ?

Autant de questions dont nous allons débattre pendant 45 minutes avec nos trois invités.

Nous recevons Pascale Duval, porte-parole de l’Unadfi, Raphaël Liogier, sociologue et philosophe, et Jean-Baptiste Malet, journaliste, auteur et documentariste. 

Le yoga, un chemin de servitudes

par Frère Paul

Quinze années de pratiques assidues, vécues avec fougue… Une conversion en 2018… Il en résulte, dans cette réflexion, au ton radical, des analyses très fines, à l’aune d’un discernement conduit par l’Esprit de Vérité.

« Dès mon entrée dans le monde du Yoga et de la méditation, j’ai commencé à étudier en profondeur toutes ces pratiques et toute la philosophie à la base de cette discipline. Il me semblait enfin avoir trouvé ma voie, me poussant chaque jour à aller plus loin dans la recherche de ces pratiques initiatiques. Il me semblait être guidé, je l’étais certes mais par le faux dieu, par le larron pernicieux !

J’étais le moins que l’on puisse dire un excellent élève. Méthodiquement, j’avais mis en place au bout de quelques années un programme de prières et de pratiques ésotériques qui me conduisait à me lever tous les jours à 4 heures du matin et à enchaîner un programme très précis pendant plusieurs heures d’affilée. »

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« Après plusieurs années à ce rythme, je bénéficiais par le biais de ces alliances des « pouvoirs spirituels extraordinaires » qui me permettaient de croire que j’étais devenu un Maître accompli du yoga et de la méditation orientale. Ma capacité à vivre à plusieurs reprises des états de conscience modifiés ou samadhis (décorporation et union de l’âme au monde parallèle), c’était pour moi la confirmation que je touchais à mon but, l’union avec le faux Dieu qui n’est autre que le grand Satan !

J’étais devenu ainsi au bout de plusieurs années un « Maître en Yoga « (ashtanga yoga, Kundalini yoga, Kriya yoga etc. ), un « Maître en reiki » , un guérisseur, un magnétiseur.

Avant d’être libéré par le Christ et par la sainte l’Église catholique, mon âme, vous l’avez compris, s’est perdue pendant de nombreuses années dans des pratiques ésotériques (yoga, méditation, Reiki, Bio Énergie.. ) qui ne cessent de faire des ravages auprès d’âmes innocentes. Certes et fort heureusement le Christ est super vainqueur, raison pour laquelle je peux partager avec vous ces quelques lignes, mais il serait très dangereux de minimiser l’impact très mortifère de ces pratiques ésotériques pour l’âme et le corps. »


LES COMMENTAIRES SUR CET ARTICLE

Frère Paul souhaite rester en retrait et n'est pas "administrateur" du site pour pouvoir répondre directement. Si vous souhaitez poster un commentaire, faites-le; en tant qu'administrateur et modérateur, je le lui ferai parvenir. Il me retournera sa réponse que je posterai, y compris avec des dossiers documentés s'il le fallait, qui seraient alors en téléchargement. Même si le processus est un peu lourd, le dialogue devrait être fécond !  D. Auzenet.

Doreen Virtue, une icône du New-Age, se convertit

Si vous voulez savoir qui est Doreen Virtue, tapez son nom sur un moteur de recherche et regardez (web, photos, vidéos); vous comprendrez. L’éditeur Trédaniel en fait une présentation ici : https://www.editions-tredaniel.com/doreen-virtue-auteur-812.html

Mais que s’est-il passé ?

En janvier 2015, Doreen Virtue écoutait son autoradio et a entendu un sermon du pasteur Alistair Begg sur les faux prophètes. Doreen a reconnu qu’elle correspondait à la description d’un faux prophète, et elle a commencé à aller à l’église.

Au début de l’année 2017, elle a commencé à étudier la Bible. Lorsqu’elle a lu Deutéronome 18:10-12, qui énumère les activités de péchés du New Age, Doreen s’est repentie et a donné sa vie à notre Seigneur et Sauveur Jésus. Doreen a renoncé à son travail précédent, et elle prie pour le jour où d’autres personnes cesseront de vendre ses vieux produits. Si elle s’était auto-publiée, les anciens produits auraient été immédiatement retirés du marché. Malheureusement, d’autres entreprises ont des licences pour les anciens produits et continuent de les vendre.

En attendant, Doreen publie régulièrement sur les médias sociaux des messages destinés aux nouveaux arrivants pour qu’ils détruisent ses anciens produits et laissent le New Age derrière eux, et qu’ils donnent leur vie à Jésus comme leur Seigneur et Sauveur.

Dans les commentaires de la vidéo, une ancienne voyante, Sylvie Champagne, écrit :

Je suis une ancienne voyante, médium… j’étais tout ce qu’on veut, car j’ai touché à tant de choses. C’est merveilleux de voir qu’elle a aussi été brisée par le Deutéronome, je me reconnais tellement dans son témoignage. J’allais sur des forums spécialisés pour échanger des tirages de cartes (Auféminin astro-éso surtout). Du coup… son nom ne m’est pas étranger, il m’est même très familier… Je me demande si dans mon immense collection de tarots, je n’avais pas un de ces jeux… J’ai tout mis au feu ! 3 jours de barbecue ! Merci pour ce témoignage Mél, je suis heureuse pour elle. Pour toi et toutes ces personnes égarées que nous étions.

Doreen Virtue a publié en 2025

https://www.amazon.fr/Yoga-Spiritual-Warfare-Exposing-Dangers/dp/B0G1L8KQYB?asin=B0G1L8KQYB&revisionId=&format=4&depth=1

Quand le Nouvel Age croise notre route… une belle histoire de protection

Témoignage. Enfant, elle voyait la Vierge, mais sa jeunesse l’a menée sur les chemins du Nouvel Age où elle a vu le démon

par Luis Santamaría, du Réseau ibéro-américain pour l’étude des sectes (RIES)

Maria est âgée de 48 ans et est originaire de Valence (Espagne). Après trois décennies dans le New Age, elle a voulu partager son témoignage avec les lecteurs de Portaluz, pour mettre en garde contre les conséquences de la recherche de réponses aux questions spirituelles dans l’environnement du New Age, de l’univers holistique, des thérapies naturelles et alternatives… Derrière une façade de lumière, de bien-être et de libération, se cache une arrière-salle d’occultisme et d’action des forces du Mal. Il ne s’agit pas d’une idée erronée ou d’un préjugé chrétien : elle l’a vérifié en personne et l’a subi dans sa propre chair. L’article est écrit par Luis Santamaría, du Réseau ibéro-américain pour l’étude des sectes (RIES). Traduction D. Auzenet.

De la peur à la présence de la Vierge

La naissance de Marie a été marquée par la douleur. Sa mère avait perdu les eaux, mais lorsqu’elle s’est rendue à l’hôpital, on ne s’est pas occupé d’elle, et elle a dû attendre 24 heures avant de pouvoir être admise. « Je peux imaginer la désolation d’une nouvelle mère sans surveillance », dit-elle maintenant. Elle pesait près de 6 kilos à la naissance, l’accouchement a donc été particulièrement difficile, et les difficultés ont continué par la suite : « Trois jours après la naissance, je suis tombée malade. J’avais avalé toutes les saletés de ma mère et je n’arrêtais pas de vomir du noir, et je suis restée à l’hôpital pendant trois mois ».

À la maison, il y avait une atmosphère d’inimitié et de violence. Ses parents étaient catholiques « sans aucune foi ni conviction », mais ils l’ont inscrite dans une école salésienne. Lorsqu’elle avait 7 ou 8 ans, ces religieuses lui ont donné une petite figurine de Marie Auxiliatrice qui brillait dans le noir. « La première nuit, il ne s’est rien passé, mais la nuit suivante, j’ai vu comment l’image a grandi. J’ai eu peur et j’ai couvert ma tête avec la couverture. Lorsque cela s’est reproduit une autre nuit, j’ai appelé ma mère en hurlant, je lui ai tout expliqué et elle m’a dit que rien ne s’était passé. »

Comme cela se reproduisait nuit après nuit, la jeune fille a décidé d’affronter sa peur. « Un jour, j’ai pris mon courage à deux mains et je l’ai regardée. Je n’oublierai jamais ce moment. La première chose que j’ai ressentie était une odeur de roses et de jasmin… aucun jardin n’est comparable à ce parfum. Et j’ai regardé son visage. Derrière cette lumière, il y avait une belle femme, qui me regardait avec tant de douceur, avec tant d’amour… qu’il semblait que mon âme sortait de ma poitrine à cause de tant d’amour. Cette femme s’est assise au pied de mon lit et je me suis endormie », se souvient-elle. « Et c’était comme ça presque tous les soirs pendant un long moment. Elle ne m’a jamais rien dit. Elle m’a juste regardé, et j’ai dormi paisiblement. »

Un guérisseur

Maria voulait dire à quelqu’un ce qui lui arrivait, dire au curé ou aux religieuses de son école « que j’ai vu la Dame dans ma maison ». Et elle a décidé de le faire dans le cadre de la catéchèse de préparation à sa première communion. Mais ce n’était pas ce à quoi elle s’attendait : « Ma surprise a été que là-bas on me parlait d’un Dieu qui punit et que tout était péché ». Elle a donc refusé de retourner à la catéchèse, « parce que ce n’était pas mon Dieu, plein de patience et de douceur, et aussi parce que je ne voulais pas m’habiller dans ces robes de mini-girls ». Finalement, elle s’est préparée dans le village de sa mère, se confessant et recevant l’Eucharistie le 15 août, solennité de l’Assomption de la Sainte Vierge.

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