Au pays de Jéhovah

avec le témoignage de Bertrand L’anonyme

sur le site Méta de Choc

Bertrand vit à Caen. Il est marié et a deux enfants. Dans les années 1970, ses parents se sont intéressés à la communauté des Témoins de Jéhovah et il a été élevé dans le mouvement jusqu’à y prendre des responsabilités à l’âge adulte. Et puis, il a questionné cette appartenance, ces croyances, ce mode vie. Ça n’a pas été simple. Écoutez la présentation :

Les Témoins de Jéhovah, aux côtés de la scientologie ou des mormons, représentent l’image d’Épinal de la secte, telle que dénoncée par les instances officielles de lutte contre les dérives sectaires dans les années 1990, à la suite des suicides collectifs de l’Ordre du Temple solaire en Suisse, en France et au Canada.

De ce mouvement, on connaît évidemment le prosélytisme insistant, voire collant, de duos propres sur eux, venus sonner à notre porte. On en sourit parfois, mais cette communauté éveille aussi en nous une peur profonde ; celle d’un jour peut-être se laisser séduire et faire partie d’un groupe de personnes au cerveau lavé, refusant les transfusions sanguines même au seuil de la mort, isolées du reste de la société jusqu’à se couper des membres de leur propre famille.

Dans cette série en cinq volets (5 x 1h), Bertrand nous ouvre les portes du monde parallèle dans lequel vivent ces gens que nous croisons dans la rue mais qui nous restent insondables ; que nous les trouvions illuminés mais gentils, que nous nous apitoyions sur leur sort ou qu’ils nous terrifient.

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Doreen Virtue, une icône du New-Age, se convertit

Si vous voulez savoir qui est Doreen Virtue, tapez son nom sur un moteur de recherche et regardez (web, photos, vidéos); vous comprendrez. L’éditeur Trédaniel en fait une présentation ici : https://www.editions-tredaniel.com/doreen-virtue-auteur-812.html

Mais que s’est-il passé ?

En janvier 2015, Doreen Virtue écoutait son autoradio et a entendu un sermon du pasteur Alistair Begg sur les faux prophètes. Doreen a reconnu qu’elle correspondait à la description d’un faux prophète, et elle a commencé à aller à l’église.

Au début de l’année 2017, elle a commencé à étudier la Bible. Lorsqu’elle a lu Deutéronome 18:10-12, qui énumère les activités de péchés du New Age, Doreen s’est repentie et a donné sa vie à notre Seigneur et Sauveur Jésus. Doreen a renoncé à son travail précédent, et elle prie pour le jour où d’autres personnes cesseront de vendre ses vieux produits. Si elle s’était auto-publiée, les anciens produits auraient été immédiatement retirés du marché. Malheureusement, d’autres entreprises ont des licences pour les anciens produits et continuent de les vendre.

En attendant, Doreen publie régulièrement sur les médias sociaux des messages destinés aux nouveaux arrivants pour qu’ils détruisent ses anciens produits et laissent le New Age derrière eux, et qu’ils donnent leur vie à Jésus comme leur Seigneur et Sauveur.

Dans les commentaires de la vidéo, une ancienne voyante, Sylvie Champagne, écrit :

Je suis une ancienne voyante, médium… j’étais tout ce qu’on veut, car j’ai touché à tant de choses. C’est merveilleux de voir qu’elle a aussi été brisée par le Deutéronome, je me reconnais tellement dans son témoignage. J’allais sur des forums spécialisés pour échanger des tirages de cartes (Auféminin astro-éso surtout). Du coup… son nom ne m’est pas étranger, il m’est même très familier… Je me demande si dans mon immense collection de tarots, je n’avais pas un de ces jeux… J’ai tout mis au feu ! 3 jours de barbecue ! Merci pour ce témoignage Mél, je suis heureuse pour elle. Pour toi et toutes ces personnes égarées que nous étions.

Doreen Virtue a publié en 2025

https://www.amazon.fr/Yoga-Spiritual-Warfare-Exposing-Dangers/dp/B0G1L8KQYB?asin=B0G1L8KQYB&revisionId=&format=4&depth=1

De la formation au coaching, un métier en plein essor

Extrait du rapport de la Miviludes 2018-2020, pp.50-53.

On observe la multiplication de méthodes qui s’intègrent dans des pratiques de management, d’éducation voire de soins, alliant bien-être, mieux être, bonheur, se présentant comme des outils de communication et de développement personnel. Parmi ces méthodes, le coaching est en plein essor. Il revêt des formes très variées allant des séances individuelles chez l’habitant au show. Or, dans le coaching, des dérives inquié­tantes sont signalées comme les confessions intimes et publiques, le coût des séances,jusqu’à un véritable assujettissement.

La phase de séduction s’opère en général sur internet et les réseaux sociaux. Des vidéos et des sites particulièrement attractifs vous proposent une vision du monde où tout est possible – la guérison, la richesse – , et où le bonheur est pré­senté comme un but exclusif de la vie. Ce phé­nomène émergent est particulièrement inquiétant.

La phase de déconstruction se caractérise par un engagement exclusif au leader charismatique qui devient le seul référent pour résoudre tous les problèmes de la vie. Les individus sont encou­ragés à changer de vie voire à abandonner leur travail, leur famille, leur conjoint et à donner des sommes d’argent exorbitantes pour répondre à des injonctions au bonheur. Il y a une forme d’urgence à quitter son ancienne vie pour adop­ter celle proposée par le leader. Les slogans sont multiples ; « Osez vivre la vie que vous avez envie », « Libérez-vous de vos pensées limi­tantes » ou bien encore « Devenez l’entrepreneur à la hauteur de qui vous êtes », « Le bonheur c’est maintenant». Les engagements financiers sont très rapides et peuvent atteindre jusqu’à 40 000 euros pour quelques heures de coaching. Pour atteindre l’épanouissement personnel, il est nécessaire de franchir différentes étapes de formation et de coaching qui constituent autant d’engagements moraux et financiers, le leader étant la tête de proue, le modèle unique. Le culte du secret fait partie intégrante du parcours ini­tiatique réservé aux élus. Ce processus écarte de fait les proches qui émettent des doutes et remettent en question le système.

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Quand le Nouvel Age croise notre route… une belle histoire de protection

Témoignage. Enfant, elle voyait la Vierge, mais sa jeunesse l’a menée sur les chemins du Nouvel Age où elle a vu le démon

par Luis Santamaría, du Réseau ibéro-américain pour l’étude des sectes (RIES)

Maria est âgée de 48 ans et est originaire de Valence (Espagne). Après trois décennies dans le New Age, elle a voulu partager son témoignage avec les lecteurs de Portaluz, pour mettre en garde contre les conséquences de la recherche de réponses aux questions spirituelles dans l’environnement du New Age, de l’univers holistique, des thérapies naturelles et alternatives… Derrière une façade de lumière, de bien-être et de libération, se cache une arrière-salle d’occultisme et d’action des forces du Mal. Il ne s’agit pas d’une idée erronée ou d’un préjugé chrétien : elle l’a vérifié en personne et l’a subi dans sa propre chair. L’article est écrit par Luis Santamaría, du Réseau ibéro-américain pour l’étude des sectes (RIES). Traduction D. Auzenet.

De la peur à la présence de la Vierge

La naissance de Marie a été marquée par la douleur. Sa mère avait perdu les eaux, mais lorsqu’elle s’est rendue à l’hôpital, on ne s’est pas occupé d’elle, et elle a dû attendre 24 heures avant de pouvoir être admise. « Je peux imaginer la désolation d’une nouvelle mère sans surveillance », dit-elle maintenant. Elle pesait près de 6 kilos à la naissance, l’accouchement a donc été particulièrement difficile, et les difficultés ont continué par la suite : « Trois jours après la naissance, je suis tombée malade. J’avais avalé toutes les saletés de ma mère et je n’arrêtais pas de vomir du noir, et je suis restée à l’hôpital pendant trois mois ».

À la maison, il y avait une atmosphère d’inimitié et de violence. Ses parents étaient catholiques « sans aucune foi ni conviction », mais ils l’ont inscrite dans une école salésienne. Lorsqu’elle avait 7 ou 8 ans, ces religieuses lui ont donné une petite figurine de Marie Auxiliatrice qui brillait dans le noir. « La première nuit, il ne s’est rien passé, mais la nuit suivante, j’ai vu comment l’image a grandi. J’ai eu peur et j’ai couvert ma tête avec la couverture. Lorsque cela s’est reproduit une autre nuit, j’ai appelé ma mère en hurlant, je lui ai tout expliqué et elle m’a dit que rien ne s’était passé. »

Comme cela se reproduisait nuit après nuit, la jeune fille a décidé d’affronter sa peur. « Un jour, j’ai pris mon courage à deux mains et je l’ai regardée. Je n’oublierai jamais ce moment. La première chose que j’ai ressentie était une odeur de roses et de jasmin… aucun jardin n’est comparable à ce parfum. Et j’ai regardé son visage. Derrière cette lumière, il y avait une belle femme, qui me regardait avec tant de douceur, avec tant d’amour… qu’il semblait que mon âme sortait de ma poitrine à cause de tant d’amour. Cette femme s’est assise au pied de mon lit et je me suis endormie », se souvient-elle. « Et c’était comme ça presque tous les soirs pendant un long moment. Elle ne m’a jamais rien dit. Elle m’a juste regardé, et j’ai dormi paisiblement. »

Un guérisseur

Maria voulait dire à quelqu’un ce qui lui arrivait, dire au curé ou aux religieuses de son école « que j’ai vu la Dame dans ma maison ». Et elle a décidé de le faire dans le cadre de la catéchèse de préparation à sa première communion. Mais ce n’était pas ce à quoi elle s’attendait : « Ma surprise a été que là-bas on me parlait d’un Dieu qui punit et que tout était péché ». Elle a donc refusé de retourner à la catéchèse, « parce que ce n’était pas mon Dieu, plein de patience et de douceur, et aussi parce que je ne voulais pas m’habiller dans ces robes de mini-girls ». Finalement, elle s’est préparée dans le village de sa mère, se confessant et recevant l’Eucharistie le 15 août, solennité de l’Assomption de la Sainte Vierge.

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Tantrisme et altérité

Témoignage d’une personne qui a souhaité partager son cheminement (4/4) pour aider d’autres personnes, tout en restant anonyme.

Lorsque j’étais dans la secte bouddhiste et initiée aux pratiques tantriques, on nous servait un discours « New âge » auquel nous adhérions sans trop nous poser de questions. Ce discours était plus acceptable pour nous les Occidentaux, et a été à la base de la manipulation dont j’ai été victime, puisqu’il permettait la dissimulation de la nature exacte des rituels.

La nature cachée des divinités invoquées

À savoir qu’il n’y avait pas dans cette voie du bouddhisme, de divinités au sens d’une altérité d’une nature surnaturelle et autre que celle de nous autres, les humains. Les « divinités » qu’on invoquait lors des rituels étaient présentées comme étant de simples « représentations », « des supports imagés » des qualités que nous devions développer en nous (sous-entendu sans nous lier à quoi que ce soit d’extérieur à nous-même).

L’aspect « rationnel » de cette présentation était mis en avant régulièrement : ces rituels permettaient de développer tous ces pouvoirs et capacités cachées qui font que nous n’utilisons pas l’intégralité des potentialités de notre esprit… Rien d’ésotérique, de magique ou de cette nature-là. C’était « rationnel ».

Quand on ne nous servait pas que cela était un moyen d’atteindre l’Éveil et donc de « revenir à cet état plus pur » et plus « connecté » avec sa nature profonde et la nature en général que l’homme, perverti par le progrès, la culture occidentale et la technique aurait perdu. Involuer, se « recroqueviller », « se défaire de tous ces voiles » qui nous cachent cette mystérieuse « nature de l’esprit » dont on nous parlait sans cesse. La fameuse vacuité…

Une libération donc à la fois spirituelle mais aussi culturelle et quelque part presque une libération de cette nature impure d’être humain infecte que nous étions devenus…

Il s’agissait de retrouver « l’élite pure des origines » (je rappelle que j’étais dans une secte dont l’élitisme a fait partie de l’emprise) et cela justifiait le caractère secret des initiations ne devant se produire qu’entre maître et disciple, dûment éprouvées à travers une série de « mises » à l’épreuve, orchestrées par le maître seul.

Cet « enseignement secret » n’était pas présenté comme « accessible à tous » mais seulement au disciple (différent des autres) qui aurait été éprouvé suffisamment par son maître et « jugé digne » de le recevoir. Il y avait donc des « conditions » à cette libération, présentée comme étant possible en une seule vie (sortie du cycle des réincarnations) et bien plus rapide que les autres voies bouddhistes.

Quand j’ai soulevé tous ces points, le maître m’a ordonné de me taire, de ne rien dire d’autre que « la version » que je viens de développer, sous prétexte que les Occidentaux ne comprendraient pas de quoi il s’agit (trop coupés des origines, ils ne sont plus en mesure d’entendre la vérité, c’est pourquoi le Maître, seul être éclairé, les y conduira ; et d’aveugles ils deviendront voyants, d’aliénés, ils deviendront libres)…

Sous prétexte surtout de ne pas ralentir, voire de freiner le nombre d’adhésions des personnes à ce groupe, donc de faire chuter les revenus financiers du Lama (rien n’était gratuit) et sa volonté grandiose de prosélytisme en Occident (il aurait été envoyé en Occident par son propre maître pour y dispenser les enseignements et les libérer…)… Un grand délire mégalomaniaque auquel ne seront associés que les disciples les plus confiants dans le maître (et ceux qui donnent le plus d’argent…) et les plus aguerris qui après avoir enduré les épreuves seront initiés aux rituels les plus secrets (ceux sur lesquels il a le plus d’emprise)… Mais à l’époque, je ne comprenais pas encore tout cela…

Pour en revenir à l’altérité dans ces rituels, il y avait un grand mensonge vis-à-vis de la nature exacte de ces divinités. Pour moi, ces rituels, encore très imprégnés d’anciennes traditions chamaniques himalayennes et donc ayant une dimension ésotérique incontestable, nous mettaient en lien avec des « êtres extérieurs à nous-même » qu’il s’agissait d’invoquer longuement durant les rituels (mantras, invocations et visualisations), avant de les visualiser siégeant au-dessus de notre tête ou dans notre cœur, puis de les « incorporer » à savoir de les faire entrer en soi et de les laisser se dissoudre en soi (accès à la vacuité).

Il y avait donc bien une altérité au départ de ce rituel, au sens d’une mise en relation avec des êtres d’une autre nature que nous-même, dont le but caché était qu’ils nous « habitent ». Les « pouvoirs » qu’on développait ensuite (médiumnité, télépathie, pouvoir de guérison…) n’étaient pas dus comme on nous le disait « au développement de nos capacités jusque-là endormies en nous-même » mais bien à l’expression de la « prise de pouvoir de ces êtres » sur l’être profond de l’initié. Loin de mener à un chemin de libération, cela confine peu à peu à l’aliénation.

Leur impact sur l’identité de l’initié

Il est intéressant de noter que dans l’histoire de cette branche du bouddhisme, beaucoup de ces « divinités » sont décrites dans les textes comme étant des démons sanguinaires et guerriers que de grands maîtres auraient convertis au bouddhisme… De démons ils deviennent donc « angéliques et bons », capables de nous mener sur le chemin de l’Éveil… Ils sont présentés comme des alliés que « certains humains réalisés » (les grands maîtres en question) auraient donc « domptés » pour le bien de la lignée spirituelle et de l’ensemble des initiés qui recevront « leurs pouvoirs ». Le Mal devient le bien avec une facilité déconcertante par l’intermédiaire d’humains divinisés, devenus des Bouddhas…

Il est à noter également que ces « divinités » sont le plus souvent représentées en union sexuelle, censée représenter la fusion du masculin et du féminin. Pour ma part cela n’a pas été sans conséquences sur ma propre identité sexuelle. En effet en plus du fait d’avoir peu à peu totalement déséquilibré ma sexualité, cela a fini par atteindre mon identité sexuelle. J’en étais venue à douter de mon identité sexuelle féminine et à vouloir changer de sexe pour devenir un homme. Puis ne sachant plus très bien, je me sentais à la fois homme et femme, désirant posséder les deux sexes… Désirant également les hommes, autant que les femmes… Cette perturbation profonde de l’appréhension de mon identité sexuelle m’a plongée dans une détresse terrible, d’autant plus que je n’avais jamais eu ce genre de questionnement.//

Les psychologues que j’ai alors consultés n’ont trouvé aucune psychopathologie, mais également aucune explication à ces questionnements et déséquilibres soudains… Si je n’ai jamais « cédé » à ces tentations absolument terribles et débridées qui m’ordonnaient « de jouir autant des hommes que des femmes dans une absence de limite totale », cela m’a fait beaucoup de mal. Dans le groupe sectaire, les autres y voyaient juste « la libération de pulsions profondes », bridées jusqu’à présent par la morale, l’éducation ou encore la société… Ils y voyaient du positif et du « libérateur » là où je subissais et me sentais « dépossédée de moi-même »… Tout pris fin lors des prières de délivrance. Ce fut ensuite comme si tout cela n’avait jamais existé…

Il n’est pas anodin d’invoquer ces divinités et donc cette altérité, de la faire entrer en soi pour qu’elle s’y loge, pour qu’elle en fasse « sa maison ». On voit bien que ce sont des reliquats de chamanisme primitif. Maintenant que je comprends mon vécu, je me dis que j’ai accepté, par ignorance et manipulation mentale, d’être « parasitée », habitée par des esprits dont au final on ne sait rien, si ce n’est que ce sont des démons…

Si ce n’est aussi qu’ils sont comme des parasites et qu’ils distillent peu à peu leur poison de mort en nous. Ils fusionnent si bien (et si discrètement) avec notre être qu’il est difficile pendant longtemps de faire le rapprochement entre les transformations que l’on vit

  • dans son corps (perceptions sensorielles différentes : médiumnité),
  • dans son esprit (pensées parasites, mauvaises, dépravées qui semblent étrangères à soi et s’imposent)…

et les initiations.

J’ai l’impression que « pour opérer en toute discrétion », ils injectent leur venin qui paralyse l’esprit critique, le recul et la capacité à se déterminer soi-même. Leur piqûre gonfle tant l’ego devenu aveugle qu’elle est acceptée sans aucun problème. Elle fait presque du bien… Et elle injecte le mal…

Il va sans dire aussi que le développement des pouvoirs, flatte l’ego dans un premier temps. D’autant plus que le maître, fier de son disciple, l’encourage dans ce chemin en lui présentant cela comme les « preuves objectives » qu’il récolte, les fruits de la libération (je vous passe les récits qu’on a pu me raconter sur de grands maîtres ayant atteint l’Éveil et qui avaient développé de tels pouvoirs voir des pouvoirs encore plus puissants)…

Et l’initié, le disciple, le voilà qui « régresse et revient » à cet état où « toutes ses facultés » même les « plus intuitives » comme la médiumnité ou les capacités de guérison se manifestent. Le disciple, confiant pense être sur la bonne voie… En fait il est lié aux esprits et déjà bien pourri par l’orgueil… Il est mentalement aliéné à son maître et spirituellement aliéné aux esprits.

Si on ajoute à cela la consommation des substances maléficiées données par le maître lors des rituels et le port d’objets chargés également, l’emprise est totale et sur tous les plans :

  • physique (par les sens et les perceptions),
  • psychologique et émotionnel
  • et spirituel.

Le passeport parfait pour l’enfer qui a des apparences de passeport rapide pour le Paradis… Des faux papiers en somme sur lesquels ne sont même plus indiqués notre nom (on reçoit un nom lors de l’entrée dans la voie par lequel on sera ensuite exclusivement nommé ; le nom de baptême qui était le mien, n’existait plus…) et notre identité, perdus au fur et à mesure des rituels…