Docteur en anthropologie de l’École pratique des hautes études, Marion Dapsance a enseigné l’histoire du bouddhisme en Occident à l’Université de Columbia (New York). Elle a publié plusieurs livres dont Alexandra David-Neel, l’invention d’un mythe.
Recension par Marion Duvauchel.
Ceux que fatigue une pesante érudition qui ne fait qu’accoucher d’un minuscule rongeur seront enchantés de l’ouvrage de Marion Dapsance. Le ratio « idées/érudition » est parfaitement équilibré et on nous présente le bébé dès l’introduction : ce sont les savants occidentaux qui ont défini ce qu’était le bouddhisme. Elle n’est pas seule à le dire, ça se dit un peu ici et là, pas beaucoup, pas assez en tous les cas.
Marion Dapsance dit clairement, sans emphase, que le bouddhisme n’est pas ce qu’on nous présente.
Mais alors, c’est quoi le bouddhisme ?

C’est de la magie ! Dans le bouddhisme, il s’agit d’acquérir des pouvoirs magiques. Comment ? Mais « par des rituels de possessions contrôlés à travers un protocole précis » (p. 132) dont certains nous sont décrits de manière détaillée. Le bouddhisme, ce sont des rituels magico-religieux à des fins d’acquisition de pouvoirs supranormaux censés être détenus par les démons, et donc accessibles aux hommes à la condition de domestiquer ces démons.
Comme l’indique le sous-titre du livre, c’est cela la véritable religion des Asiatiques.
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