Luisa Piccarreta et la Divine Volonté…

Qu’en penser ?

Natalia Trouiller et Dominique Auzenet

Luisa Piccarreta (23 avril 1865 – 4 mars 1947), également connue sous le nom de « Petite Fille de la Divine Volonté », est une mystique italienne porteuse, selon ses dires, des stigmates de façon invisible. Une mystérieuse maladie l’a laissée alitée de 16 à 82 ans. Elle a laissé les 10.000 pages manuscrites qui constituent son œuvre principale, Le Livre du Ciel, sur 39 ans.

La lecture de Luisa Piccarreta révèle des pensées épouvantables et insupportables… C’est pourquoi nous avons jugé bon d’avertir les personnes qui deviennent « addicts » de ce genre de littérature… Pour cela, nous avons fait un travail de fond, trop abondant pour être publié sous forme d’articles.

Dans un premier livret, Natalia Trouiller propose une réflexion sur les aspects suivants :

  • Une diffusion exponentielle grâce à internet
  • Luisa victime de Jésus
  • La révélation de Jésus à Luisa, achèvement de son oeuvre
  • Une hérésie ancienne sous de nouveaux oripeaux : le Joachimisme


Dans un second livret, N. Trouiller et D. Auzenet proposent 70 pages d’extraits des écrits de L. P.

  • La relation délirante Jésus-Luisa (une relation sado-masochiste; une emprise destructrice)
  • La doctrine nouvelle de la Divine Volonté (la mission extraordinaire de L.P.; vivre dans la D.V.).
  • Un catalogue d’hérésies (le dévoiement de l’union hypostatique; hérésies majeures; inventions).
  • Quel type d’inspiration ? (Apocryphe, gnostique, nouvel âge?); aspects paranormaux et diaboliques.


Des prêtres sensés s’égarent dans la prédication de retraites à partir des écrits de Luisa Piccarreta

https://www.formation-divine-volonte.com/enseignements-par-formateur

https://www.formation-divine-volonte.com/p-gabriel-marie-tchonang

Le délire progresse

↘️ J-M Verlinde : https://www.youtube.com/watch?v=hTuYfBhjXR4 « Profondeur théologique remarquable » , « révélations…dépassant les chemins de sainteté traditionnels », « voie mystique authentique », Piccarreta « suscite un intérêt croissant parmi les fidèles ».

↘️ https://disciples-amoureux-missionnaires.com/la-divine-volonte/: « Luisa Piccarreta sera bientôt connue dans toute l’Église.  Toute la spiritualité sera renouvelée par ces écrits qui sont restés des décennies dans les archives du Vatican ! Le message de la vie dans la Divine Volonté est la dernière et plus grande révélation de l’histoire de l’humanité.  « La largeur, la hauteur, la profondeur » de cette révélation est un décret Divin au même titre que le décret de la Rédemption. »

↘️ https://paroissepuilboreausaintxandre.fr/divine-volonte/ « A l’aube de ce troisième millénaire Dieu fait le plus grand don jamais fait auparavant à l’humanité.  Le fruit et l’accomplissement de toute l’œuvre de la rédemption : LA VIE DANS LA DIVINE VOLONTÉ !  Le « prodige des prodiges » dit Jésus. 

La Divine Volonté est donnée de nouveau à l’homme qui le désire, afin de régner en lui et le faire revenir « à l’ordre, au rang et au but pour lequel il a été créé ».  Jésus nous ouvre le ciel à travers les écrits de Luisa Piccarreta et nous révèle enfin tous les secrets de Dieu (Jn 16,12), de la création, de la rédemption et de la sanctification. »

↘️ Une personne me signale : Une amie qui est tombée dedans jusqu’au cou parle des écrits de Piccarreta comme la « parole de Dieu » ! Et passe plus de temps à les lire que la Bible. C’est d’ailleurs ce qu’ils font tous dans leurs cénacles…

Certains sont persuadés d’être déjà saints ! (L’un d’entre eux m’a dit : « Tu as devant toi un petit saint », tout en qualifiant les paroissiens qui ne veulent pas entendre parler de L.P. de « rats »).

Bref on assiste à la progression d’un mouvement sectaire au sein de l’Église… qui ne réagit guère.

On peut rappeler ici que la réaction la plus claire est contenue dans la lettre du Dicastère pour la Doctrine de la Foi adressée à la Conférence Épiscopale Française en 2022, et qui souligne les raisons de la suspension de la cause de béatification à l’époque :

« – une raison théologique : car la conception de la Volonté Divine semble trop mécanique et ne laisse pas suffisamment de place à la liberté humaine, au libre-arbitre de l’homme.

une raison christologique : car la doctrine de la réparation et de spiritualité victimale tient peu compte de l’amour miséricordieux et immérité du Seigneur; elle relativise son offrande libre et gratuite pour notre salut.

une raison anthropologique : en raison d’un trop grand pessimisme sur la nature humaine et d’une doctrine qui ne semble pas intégrer la Résurrection du Christ, l’espérance, la grâce sanctifiante.

Cette doctrine peut donc être source de confusion pour les croyants. Cela ne préjuge pas de la conduite exemplaire et des vertus de la Servante de Dieu. »

Faux souvenirs induits

Claude Delpech

Résumé de l’intervention de Claude Delpech, présidente de l’As­sociation Alerte Faux Souvenirs Induits (AFSI), lors de la confé­rence de la Fédération Européenne des Centres de Recherche et d’information sur le Sectarisme (FECRIS), « Les dérives sectaires dans le domaine de la santé », le 25 mars 2023, à Marseille.

Revue Bulles n° 158 – Juin 2023

Après les confinements, où en sommes-nous? Depuis plusieurs années on n’entendait plus parler de l’AFSI et pourtant les victimes de thérapies de la mémoire retrouvée sont de plus en plus nombreuses. Depuis sa créa­tion plus d’un millier de familles ont rejoint notre association, avec les mêmes accusations et les mêmes souf­frances, ce qui représente des milliers de victimes de charlatans.

Je commencerai par un bref rappel de qui nous sommes pour les personnes qui ne nous connaissent pas : L’AFSI, Alerte Faux Souvenirs Induits, est une association Loi 1901 créée en juillet 2005 par un groupe de parents, accusés par leurs enfants, majeurs, de maltraitance ou d’abus sexuels qui seraient survenus dans leur petite en­fance. Abus dont ils n’avaient aucun souvenir auparavant et qu’ils « dé­couvrent » 20, 30 voire 40 ans plus tard au cours ou à la suite de séances dites de « thérapies » basées sur la recherche des souvenirs de la petite enfance. Abus qui les ont amenés à ces dénonciations calomnieuses entraînant la rupture immédiate avec leur famille.

Chaque famille a une histoire diffé­rente mais le processus est identique pour tous les thérapeutes déviants, souvent auto-proclamés, qui usent de leur pouvoir de suggestion pour in­duire, via diverses techniques de mani­pulation mentale, des souvenirs d’abus de maltraitance et d’inceste, chez leurs patients adultes. Avec des consé­quences psychologiques graves ainsi qu’une dépendance aliénante envers leur thérapeute.

Nous constatons tous les jours que malgré la réglementation en mai 2010 du titre de psychothérapeute, des thé­rapeutes de tous bords ont su contour­ner la réglementation du titre de psy­chothérapeute (loi en 2004, décrets d’application 2010) et sont devenus aujourd’hui « psychopraticiens – prati­ciens aux multiples casquettes- coachs et maîtres en tous genres ».

Continuer la lecture de « Faux souvenirs induits »

Une secte à l’école ?

En France, il existe des écoles hors-contrat qui interrogent. Parmi elles, la pédagogie Steiner-Waldorf. Récemment pointée du doigt par la Miviludes, il semblerait que la réalité de cette pédagogie soit bien plus opaque qu’il n’y paraît. Alors, entre histoires de violence et potentielles dérives ésotériques, que se passe-t-il vraiment au sein de ces établissements ?

Ce documentaire, qui s’inscrit dans une série sur les dérives sectaires, s’appuie sur des documents historiques et des témoi­gnages d’anciens élèves qui mettent en lumière la face cachée des écoles Steiner.

Au cours de son travail sur les dérives sectaires, Maxime, le réalisateur, a constaté que ses interlocuteurs abordaient souvent la question des écoles Steiner, ce qui l’a amené à se pencher sur le sujet. L’intérêt que la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) porte à ces établissements scolaires l’a conforté dans son choix.

Une part importante du documentaire aborde l’histoire de l’Anthroposophie et de son fondateur Rudolf Steiner afin de mieux comprendre le système de pensée à l’ori­gine des écoles Steiner et de leur pédagogie.

Le documentaire, qui s’appuie sur l’expertise du président de la Miviludes et d’asso­ciations de lutte contre les dérives sectaires, a surtout donné la parole à des témoins ayant vécu de mauvaises expériences au sein de ces écoles. Plusieurs se sont mani­festés mais un seul, prénommé Léa, a osé témoigner publiquement.

Grégoire Perra, ancien élève et ancien professeur, et surtout le premier à avoir dénoncé publiquement les dérives qui peuvent exister dans l’Anthroposophie, a lui aussi été interviewé par Maxime.

Si Maxime a choisi de ne pas évoquer les récits positifs d’anciens élèves d’Ecoles Steiner, c’est que, selon lui, il est facile d’en trouver sur internet. Il a préféré donner la parole à ceux qui en ont rarement l’occasion.

Il a choisi de diffuser son documentaire sur YouTube afin de toucher un public jeune qui regarde peu la télévision.

Depuis sa mise en ligne plusieurs personnes se sont manifestées pour lui rapporter des faits similaires à ceux relatés par Léo.

Qui sont les Granola nazis ?

Qui sont les Granola Nazis, ces influenceuses d’extrême droite ?

Laure Coromines, sur le site ADN


Au travers de leurs astuces ménagères, éloges de la vie saine et imageries guerrières, elles disséminent les préceptes sur lesquels reposait l’idéologie du Troisième Reich.

Qui aurait imaginé qu’un pot de confiture fait maison pourrait être chargé de tout le fiel de l’imagerie néonazie ? Entre lait fraîchement tiré et vie au grand air, les digital traditionalist women, des « femmes qui expriment en ligne leurs opinions traditionalistes », cultivent avec soin une image ingénue sur Instagram. Rien ne saurait être plus trompeur. Au cœur de la sphère, un noyau dur : les « Granola Nazis » qui se lèvent tôt pour préparer à leurs enfants un petit-déjeuner sain et nourrissant à base de noix et flocons et d’avoines, et croient fermement en l’existence d’une race blanche supérieure dont elles seraient les garantes. Catherine Tebaldi est chercheuse en anthropologie numérique et linguistique au Culture and Computation Lab de l’Université du Luxembourg. Dans le cadre du GNET, la branche de recherche universitaire du GIFCT, Forum mondial de l’Internet contre le terrorisme, elle publie l’essai « Granola Nazis: Digital Traditionalism, the Folkish Movement and the Normalisation of the Far-Right » (Granola Nazis : traditionalisme numérique, mouvement folklorique et normalisation de l’extrême droite), dans lequel est présentée cette frange particulière des influenceurs suprémacistes.

Qui sont les Granola Nazis ?

En ligne, les Granola Nazis ont su peaufiner une esthétique qui sent bon le champ de blé et les gâteaux tout juste sortis du four. Très connectées et maîtrisant parfaitement les codes des réseaux, elles encensent un mode de vie pastoral et pré-Internet qui associe la modernité au déclin. Comme explique Catherine Tebaldi :

« Elles cultivent les champs de betteraves tandis que les plis de leur robe et de leur tablier de mousseline tombent sur leurs pieds nus ; elles préparent des conserves de légumes marinés entourés d’enfants blonds qui rient. En hiver, la famille dessine des motifs runiques complexes sur des biscuits, ou tresse des branches de conifères et de houx pour célébrer la fête de Yule (Yule est un mot anglais qui viendrait du vieux norrois Jol et est utilisé en régions germaniques et nordiques pour désigner le solstice d’hiver, NDLR). Les textes et vidéos célèbrent la santé et le bien-être, et vont au-delà pour s’étendre jusqu’à ce qu’ils appellent la « revivification de la vitalité folklorique ». Il s’agit ici de célébrer la tradition nord européenne, des hommes et des femmes héroïques vivant à la maison avec une grande famille blanche ; l’herboristerie et la santé naturelle ; le paganisme et la mythologie occulte, et la croyance en une spiritualité raciale blanche. »

Des huiles essentielles au génocide blanc en une minute

Comme le souligne la chercheuse, la vie vantée par les Granola Nazis s’appuie sur des valeurs renvoyant à « l’écologie fasciste du Troisième Reich » et à « l’aile verte » du parti nazi, qui s’intéressait de près à l’écologie, l’eugénisme et l’ésotérisme racial.

LIRE LA SUITE

Somatopathie

D. Auzenet

La Somatopathie, qu’est-ce que c’est ? Et d'où  vient donc ce mot ? 

Lorsqu’on surfe sur les sites internet proposant cette « thérapie », on trouve une étymologie truquée, recopiée par copier-coller : « Soma = corps; Empathie = capacité à se mettre à la place d’autrui et à percevoir ce qu’il ressent ». Il faudrait plutôt dire : soma = corps, et pathie = souffrance (de pathein en gr., souffrir). Donc une forme de thérapie manuelle qui s’intéresse à nos somatisations.

La méthode Poyet

C’est la méthode de référence pour la somatopathie. Elle est le fruit de recherches de Maurice Raymond Poyet,( 1926-1996), kinésithérapeute, ostéopathe et formé à l’acupuncture.

Voici un éclairage simple sur le site d’une Somatopathe, Thérapeute Manuelle Méthode Poyet :

La Méthode Poyet est issue de l’ostéopathie. C’est une thérapie manuelle globale qui prend en compte le corps comme un tout, dont chaque élément est intimement lié et dépendant des autres.
Elle vise à restituer le Mouvement Respiratoire Primaire (MRP).
Le MRP a été décrit la 1 ère fois en 1945 par Sutherland médecin ostéopathe et disciple de Andrew Taylor Still, inventeur et fondateur de l’ostéopathie.

Le MRP : Infime mouvement de flux et de reflux est comparable à une respiration. Chaque partie du corps respire ainsi en rythme et en harmonie avec toutes celles qui constituent notre corps créant ainsi un tout : notre globalité .

Notre méthode consiste donc à réinsuffler, rééquilibrer et coordonner ces mouvements de vie redonnant ainsi à notre corps sa propre capacité d’autoguérison : l’homéostasie.

Une anomalie dans un micro mouvement se corrige en suivant un protocole très précis par une invitation digitale, très légère et informationnelle, sur certains points du corps entraînant une réponse de celui-ci par une autocorrection .

Continuer la lecture de « Somatopathie »