Les Mandalas

Qu’est-ce qu’un mandala ?

Les mandalas sont des figures circulaires surchargées de figures géométriques et de représentations symboliques et mythologiques que l’on trouve initialement dans le monde indo-bouddhiste et dans le lamaïsme tibétain.

Les mandalas sont des représentations spirituelles de l’ordre du monde. Le mandala a pour fonction d’aider l’adepte à poursuivre son chemin vers l’illumination. Au centre du mandala, est supposée se tenir la présence divine.

Selon le degré d’initiation le centre du mandala représente différents symboles comme le météorite du diamant du tantrisme indien qui symbolise l’union dissolution des principes opposés ou féminin masculin.

Mandala tibétain avec un gigantesque démon faisant tourner la roue du 
devenir.


Mandala ésotérique

Pouvons-nous utiliser le mandala dans une perspective chrétienne ?

Pourquoi pas ? Toutefois, réfléchissions un peu.

La vie est une trajectoire comme l’histoire du monde et de l’humanité. Saisir tout dans un cercle est enfermant. Les rosaces illustrent souvent des scènes ou sont des agencement de couleurs belles et décoratives qui n’enferment pas dans une logique.

Le mandala ramène tout au centre qui est finalement l’unité de soi, alors que la vie spirituelle est une sortie de son ego pour s’ouvrir à une Parole qui n’est pas mienne.

Le mandala est une invitation à l’enstase, alors que la prière invite à l’extase au sens mystique d’un contact avec une hyper réalité.

Quelle est notre conception de la Parole de Dieu si nous la présentons sous forme de « mandalas bibliques » ?

C’est la question que je me suis posée à propos des sessions de méditation bibliques proposées par le Fr. Louis Rabec à l’Abbaye de Ligugé.

Évidemment, c’est tentant de faire des synthèses sous cette forme. Certaines peuvent sembler assez simples et intéressantes, d’autres quelque peu sophistiquées et pas forcément très belles.

La Parole de Dieu n’est pas faite de mots juxtaposés. Elle exprime la vie et ne peut être schématisée.

Le mandala provoque une fascination quasi hypnogène avec une impression d’avoir tout perçu et saisi de manière immédiate.

Or la Parole de Dieu nécessite le temps de l’écoute, qui ne peut être réduit à une image englobante qui se suffit à elle-même.

Les suites de mots sans phrases déstructurent la pensée en l’ossifiant comme un squelette desséché. Au fond, on ne quitte pas une certaines forme d’exégèse qui « met à plat » le texte biblique pour le faire « fonctionner »…

Les icônes ou les représentations de visages ou de scènes de l’Évangile manifestent une présence qui nous invite à pénétrer dans le mystère de l’incarnation et de la résurrection.

Elles sont éclairés d’une lumière visible aux yeux de chair et irradiée par l’invisible Lumière du Ressuscité, reçue dans la Foi.

Le mystère de la Foi ne se réduit donc pas un agencement de mots, mais à une douce présence qui réchauffe le cœur des disciples d’Emmaüs à aujourd’hui.

Une instrumentalisation de la Parole divine ?

La réflexion proposée par Louis Rabec, « Mandala et Vie Spirituelle : quel rapport ? », comporte des aspects intéressants :

On a remarqué que la pensée sémite est de type concentrique : les thèmes pointent vers un centre qui, pour nous chrétiens, est Jésus Christ : il accomplit les Écritures; les thèmes bibliques du premier Testament sont repris dans le Nouveau et concourent à définir l'être et la mission de Jésus, tels que les évangélistes et les autres auteurs du Nouveau Testament se sont efforcés de nous le présenter.

Mais en même temps, elle pose question :

Il n'est donc pas étonnant que la pensée chrétienne, en particulier la vie spirituelle, puisse être proposée en schémas concentriques qui ont Jésus comme point de convergence. C'est pourquoi nous n'avons pas hésité à nous servir de dessins concentriques, qui peuvent faire penser aux mandalas, pour annoncer notre foi chrétienne sous ses différents aspects. On notera que les dessins centrés ont un effet unifiant et apaisant sur le psychisme. En se centrant sur le Christ, on voit le bénéfice que l'on peut en tirer pour la prière.

On a l’impression d’une certaine instrumentalisation de la Parole divine. Le mandala permettrait-il l’unification intérieure, la pacification du psychisme, et deviendrait-il une porte d’entrée ouvrant sur la prière ?

Ne seraient-ce pas les mêmes arguments qu’on nous propose lorsqu’on nous dit que la méditation de pleine conscience (centrée sur l’accueil de ses propres émotions et ressentis) permettrait de mieux prier après ?

Les travaux de Marion Dapsance sur bouddhisme occidental

Docteur en anthropologie des religions à l’École pratique des hautes études (Paris), Marion Dapsance est actuellement en résidence à l’université Columbia de New York où elle enseigne sur le bouddhisme moderne.

Anthropologue, Marion Dapsance a réalisé une enquête de terrain sur le bouddhisme en Occident, au cœur d’une religion détournée qui laisse sans voix : organisation sectaire, dérives sexuelles, pyramides financières, humiliations hierarchiques…

Elle livre ici une enquête sur les coulisses mal connues du bouddhisme en Occident  : Les dévôts du bouddhisme, Éd Max Milo, 2016.

Interview de Marion Dapsance

Le bouddhisme occidental et l’ésotérisme théosophique

En dénonçant, dans Les Dévôts du bouddhisme (Éd. Max Milo, 2016), les agissements et pratiques de Sogyal Rinpoché, fondateur des centres tibétains Rigpa, la jeune anthropologue Marion Dapsance avait fait preuve de clairvoyance. Quelques mois plus tard, ce lama était démis de ses fonctions par la direction spirituelle du réseau Rigpa pour « abus physiques, émotionnels, psychologiques et sexuels ».

La face cachée de Sogyal Rinpoché

Sogyal Rinpoché, maître tibétain, démis pour abus physiques, psychologues, sexuels…

Dans Qu’ont-ils fait du bouddhisme ? (Bayard, 2018), Marion Dapsance poursuit sa remise en cause du bouddhisme tel qu’il est trop souvent présenté en Occident. Comment en est-on arrivé, s’interroge-t-elle, à expurger le bouddhisme de ses éléments constitutifs pour en faire une espèce de sagesse universelle, capable d’apporter le bien-être et la paix?

Une critique sévère du bouddhisme à l’occidentale

Aïkido, discipline énergétique ?

Pour connaître la pratique de l’Aïkido, on peut se reporter à l’article Aïkido sur Wikipedia.

Il faut savoir qu’au Japon, l’Aïkido n’est pas une discipline ancestrale, mais est née après la seconde guerre mondiale. Maître Ueshiba avait voulu atteindre la synthèse parfaite de toutes les disciplines martiales pratiquées alors.

En France la discipline est abordée sous l’angle du mieux-être psychique et physique par des exercices physiques exercés sans contact avec un autre. L’Aïkido fut à l’origine présenté comme un art martial de self-défense.

Dans les années 1982, la discipline de l’Aïkido en France a connu un grand bouleversement et s’est scindée en deux fédérations qui ont encore du mal à travailler ensemble, notamment pour l’attribution des grades. La Fédération Française d’Aïkido et Budo (FFAB) se dit la plus proche de l’enseignement de Maître Ueshiba, initiateur de la discipline au Japon, où il est d’ailleurs considéré plutôt comme le fondateur d’une secte.

CHERCHER LES VALEURS VÉHICULÉES PAR LA DISCIPLINE

Les Dojos, ou clubs, dispersés en France ont comme argument incitatif à la pratique de l’Aïkido que cela améliore l’état physique et moral. Il est aussi fait références aux valeurs véhiculées par la discipline : respect de l’autre, de la nature, compassion, harmonie, ouverture d’esprit. Continuer la lecture de « Aïkido, discipline énergétique ? »

Mon passage par l’énergétique

Ayant reçu ce témoignage, je le transmets en le publiant sur ce blog, avec l’accord de l’auteur. Il illustre la labyrinthe dans lequel peuvent nous enfermer les pratiques énergétiques du Nouvel Age. D.A.

Note d’intention

Avant toute lecture, je souhaite ici vous dire deux choses.

Premièrement, tout ce qui suit s’est réellement passé. Il n’y a aucun fait qui aurait été fabulé, ou exagéré. Je dirais même que j’ai le plus souvent omis de mentionner des choses car les évènements sont parfois si denses et intenses, qu’il n’est pas possible de tous les consigner. J’ai donc préféré me concentrer sur les évènements forts, qui m’ont marqué, et qui permettent surtout de voir l’avancement de mon parcours spirituel.

Deuxièmement, le lecteur doit savoir que tout ce que j’ai entrepris au cours de ce cheminement, fut mené par une recherche profonde de vérité. Je le prie de ne pas me juger, et de lire avec attention ce qui suit. Car ce qui m’est arrivé est arrivé à d’autres ; et se produit en ce moment même avec d’autres personnes dont l’issue spirituelle et psychologique est encore incertaine.

Je souhaite remercier toutes les personnes qui m’ont aidé, et ne m’ont pas abandonné.

Je remercie spécialement Lucie D. qui m’a soutenu coûte que coûte, alors même qu’elle avait toutes les raisons de ne pas le faire.

Je remercie aussi les personnes qui m’ont vu dans un état critique, que j’ai fait souffrir malgré moi, et qui m’ont pardonné et accordé une pleine réhabilitation dans leurs cœurs et dans leurs estimes.

Vous êtes en droit de diffuser ce témoignage, aux seules conditions de n’en modifier aucunes lignes, de ne pas le retirer, ou de faire passer ce qui suit comme une nouvelle fantaisiste.

Les lignes que vous allez lire sont autobiographiques, tirées de mon expérience. Je ne saurais parler d’autre chose que ce que j’ai vu, ressenti et vécu.

Enfin, j’espère que ce texte vous permettra d’avancer sur votre propre chemin spirituel, et de mieux saisir la réalité qui nous entoure.

Bonne lecture ! Continuer la lecture de « Mon passage par l’énergétique »

Postures yogiques et gymnastique classique

Écouter le témoignage d’Allan Rich, pratiquant du yoga pendant 6 mois à temps plein (vidéo 30 mn sur le site dailymotion)

Ce n’est pas parce que certaines personnes apprennent à bien respirer, à mieux se sentir en elles-mêmes, à être plus dynamiques, moins dépendantes de leurs pulsions intérieures, moins asservies à la fluidité des mouvements de la vie et donc plus maîtresses d’elles-mêmes (quoique sur ces points tout danger ne se trouve pas écarté), que le yoga doive être considéré comme une science et une sagesse propres à opérer de véritables conversions de tout leur être. Il n’y a pas de doute que le yoga (comme d’ailleurs le zen et la méditation transcendantale) n’est que peu de chose s’il n’est pas le lieu de la transmission d’une influence spirituelle diabolique, s’il n’est pas le lieu d’un véritable ensemble initiatique. Le yoga est proprement initiatique parce qu’il présente les trois caractères essentiels de l’initiation luciférienne : la présence agissante d’un maître, une prière spéciale (le mantra), le tout suivi d’une efficacité qui révèle la puissance d’un esprit supérieur, lequel se sert et du maître et de la prière adaptée à la situation dans laquelle se trouve l’âme captive.

Les dangers occultes du YOGA et montée de la Kundalini (article dont est tirée la video)