Note de la Commission Doctrinale sur les écrits de Maria Valtorta

BREF AVERTISSEMENT au sujet de la diffusion de lÉvangile tel quil ma été révélé de Maria VALTORTA

La diffusion des écrits de Maria Valtorta s’intensifie depuis deux ans au moins. On rencontre, en plus des fidèles qui se nourrissent de ces textes, des prêtres qui répandent ces écrits, des groupes de lecture de Maria Valtorta dont les activités sont à certains endroits annoncées dans les feuilles paroissiales. Des associations et des sites internet diffusent à grande échelle des mails commentant l’évangile du dimanche par des textes de Maria Valtorta. Des fidèles de bonne foi supposent que cette œuvre est approuvée par l’Église.

Un jugement clair du Magistère de l’Eglise a mis à l’Index L’Évangile tel qu’il m’a été révélé le 16 décembre 1959. La sentence est expliquée dans un article de L’Osservatore Romano du 6 janvier 1960. Elle a été rappelée par le Cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi le 31 Janvier 1985, dans lequel il explique que : « bien qu’aboli, l’Index conserve toute sa valeur morale, c’est pourquoi il n’est pas retenu opportun de diffuser et de recommander une œuvre dont la condamnation ne fut pas prise à la légère, mais sur des arguments réfléchis afin de neutraliser les dommages qu’une telle publication peut porter à la foi des plus démunis. »1

Mentionnons également la lettre du 6 mai 1992, par laquelle le secrétaire général de la conférence des évêques d’Italie a demandé à un éditeur de ne pas publier les écrits de Maria Valtorta sans indiquer explicitement qu’ils ne sont pas d’origine surnaturelle2.

Le synode des évêques de 2008 sur la Parole de Dieu a recommandé d’« aider les fidèles à bien distinguer la Parole de Dieu des révélations privées », dont le rôle « n’est pas de (…) « compléter » la Révélation définitive du Christ, mais d’aider à en vivre plus pleinement à une certaine époque de l’histoire » 3.

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Le phénomène Maria Valtorta, entre critiques et défenses passionnées

Céline Hoyeau, La Croix du 9 octobre 2021

Alors que les adeptes des écrits de cette mystique italienne célèbrent les soixante ans de sa mort, les évêques ont publié fin septembre un « bref avertissement » pour rappeler que son œuvre n’a jamais été reconnue par l’Église comme d’inspiration surnaturelle. 

Ce 9 octobre marque le soixantième anniversaire de Maria Valtorta (1897-1961), « mystique » italienne auteur de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé. Cette somme de 5 000 pages, une Vie de Jésus dont l’auteure aurait reçu la révélation au cours de visions, est aujourd’hui un succès de librairie. De nombreux fidèles affirment trouver de quoi raviver ou approfondir leur foi.

Cette popularité est due aussi aux efforts déployés depuis plusieurs années par les « valtortiens », ou fans de la mystique, pour la faire connaître. Ainsi la Fondation héritière de Maria Valtorta, qui a encouragé des groupes de lecture dans toute la France et organise ce 9 octobre un colloque près de Rome. Une vidéo- témoignage du célèbre ténor Andrea Bocelli est au programme. Tout comme un point sur le recueil de témoignages en cours mené par un prêtre du vicariat de Rome en vue de plaider pour sa béatification.

Eclairer les personnes attirées par ce type de littérature

D’autres valtortiens, l’Association Maria Valtorta, se lancent de leur côté dans une campagne de six mois de conférences en France et prévoient une première retraite spirituelle pour 2022. Depuis deux ans déjà, cette association promeut des conférences dans les diocèses, avec pour titre : « Quel est l’avis de l’Église ? » Et pour sous-titre, en forme de réponse : « “Publiez l’œuvre telle qu’elle est !” Pie II. Le Saint Padre Pio en conseillait la lecture. Le Saint pape Jean-Paul II lisait cette œuvre. »

Quel est l’avis de l’Église, justement ? Soucieuse d’« éclairer les personnes attirées par ce type de littérature », la Commission doctrinale de l’épiscopat vient de publier un « bref avertissement » (1), pour rappeler que L’Évangile tel qu’il m’a été révélé a été mis à l’Index par décret du Saint-Office en 1959. Sentence confirmée en 1985 par le cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (2), et, en 1992, par la Conférence épiscopale italienne qui demandait à l’éditeur d’indiquer explicitement que ces écrits ne sont pas d’origine surnaturelle.

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Les expériences de mort imminente : une ouverture vers la médiumnité occulte ?

Dominique Auzenet, exorciste diocésain

Je voudrais aborder ici un aspect des expériences de mort imminente (en abrégé : EMI, ou NDE en anglais : Near Death Experience) rarement abordé, celui des phénomènes paranormaux qu’elles contiennent ou qu’elles déclenchent ensuite.

Ces quelques pages de réflexion sont menées à partir du visionnage de deux vidéos « Je reviens de l’au-delà », un documentaire réalisé par Temps Présent, magazine d’information de référence de la Radio Télévision Suisse.

Les deux vidéos : « je reviens de l’au-delà »

– La première nous présente plusieurs personnes qui racontent leur expérience de mort imminente (en abrégé : EMI, ou NDE en anglais : Near Death Experience)

La seconde, très intéressante, aborde la question : après des expériences de mort imminente, certaines personnes reviennent avec des facultés paranormales qu’elles n’avaient pas auparavant. C’est de cette seconde vidéo que j’extrais les quelques citations qui suivent.

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Jean de Dieu : sexe, argent et pouvoir

Sexe, argent et pouvoir. La trilogie à laquelle aucun gourou ne peut résister est la même qui a fini par conduire João de Deus, le plus célèbre guérisseur brésilien, en prison. Loué et consulté par des personnalités telles qu’Oprah Winfrey, Lula da Silva, Dilma Rousseff, Hugo Chávez, Xuxa, Shirley McLaine et Bill Clinton, ce médium et « chirurgien psychique » de 79 ans est un autre des leaders spirituels qui ont bâti un empire économique à partir de la crédulité des multitudes, comme l’explique Sergio Carreras dans La Voz del Interior.

Les esprits des chirurgiens

Sa grande histoire, racontée dans la série Netflix « João de Deus, guérisseur et criminel », commence en 1976, lorsqu’il s’installe dans la petite ville d’Abadiânia, dans l’État de Goiás, à quelque 120 kilomètres de la capitale, Brasilia. C’est dans cette ville qu’il a créé la Casa de Dom Ignacio de Loyola, sans autre formation que d’avoir été tireur de cartes et d’avoir un père herboriste qui vendait des garrafada, des bouteilles remplies de boissons supposées curatives.

João de Deus, Jean de Dieu, s’appuie sur l’extraordinaire histoire du spiritisme brésilien, dont les référents ont toujours eu la particularité de prescrire des médicaments, un problème qui se reflétait déjà dans le premier code pénal brésilien de 1890, qui interdisait les charlatans, le charlatanisme et la prescription illégale de médicaments.

Dans le cas de João de Deus, il vendait un médicament appelé passiflora, sous forme de soupe ou de pilules, qui était le même pour tous les patients qui le consultaient, que ce soit pour un cancer, le sida ou des troubles mentaux. « Les pilules sont les mêmes pour tout le monde car la différence se trouve dans l’énergie des doigts des assistants qui les emballent, qui savent quel effet les pilules doivent avoir sur chaque patient », explique l’un des plus proches collaborateurs du gourou dans le documentaire.

L’art de la guérison de João de Deus avait deux attractions principales. Tout d’abord, il guérissait lorsqu’il était canalisé par les esprits de saints ou de personnages historiques. Ils appelaient ces canalisations « l’entité ». La deuxième grande attraction, qui était aussi un spectacle visuel dont le guérisseur tirait parti, était que l’entité effectuait des opérations de saignée à la vue de tous.

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Les faux souvenirs induits dans les accompagnements et retraites psychospirituels

Une personne — elle a voulu garder l’anonymat — profondément immergée dans les désordres et les perturbations que peuvent engendrer l’induction de faux souvenirs au cours de retraites psycho-spirituelles, nous donne ici son analyse du phénomène. Cette analyse n’est pas théorique; elle s’enracine dans un vécu familial dramatique.

Le psycho spirituel est un amalgame construit entre les plans psychologique et spirituel

Il induit une confusion de la raison de manière à manipuler une personne.

Les pratiques de la manipulation se font par l’utilisation de la foi chrétienne, qui par glissements, pratiquement impossibles à percevoir dans le contexte où se trouve la personne, devient peu à peu une religiosité déviante du nouvel-âge.

Ces pratiques se font sous couvert de « retraites » spirituelles et ou d’accompagnements spirituels personnels. Le discours porte sur le schéma « blessures-guérison ». En voici in fine la clé de lecture :

Le péché n’est plus un acte commis librement et volontairement  mais un manque d’amour subi dont on n’a pas conscience et dont on doit se libérer.

De la sorte, le péché devient une blessure dont on incombe la responsabilité au bouc émissaire désigné dans la prétendue thérapie. Pour guérir, il faut couper les liens avec le ou les boucs émissaires, souvent des proches,auxquels la personne va faire subir des actes inhumains sans aucune culpabilité, puisque d’une part, ils sont nécessaire à la « guérison », d’autre part la culpabilité est rejetée sur les proches qui, dans ce schéma, sont révélés maléfiques et donc ne font que subir la juste punition de leur faute. Continuer la lecture de « Les faux souvenirs induits dans les accompagnements et retraites psychospirituels »